Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8

mardi 9 juin 2020

Tournage d'un film sur la vie de Saint Nectaire d'Égine

Photo: orthodoxianewsagency.gr

Photo: orthodoxianewsagency.gr      


Selon des sources de l' Orthodoxia News Agency , le tournage de «L'homme de Dieu», un film gréco-américain sur la vie de Saint Nectaire d'Égine, a commencé lundi 8 juin.
Les premiers tournages auront lieu au monastère de Pendeli, dans le parc technologique de Lavrio, à Plaka et sur l'île d'Égine.
Le film est fondé sur la vie de Saint Nectaire avec toutes les épreuves qu'il a traversées. Expulsé et calomnié sans raison, endurant la haine implacable de ses ennemis, il a néanmoins continué à prêcher avec persistance selon la volonté du Seigneur dans son ministère pastoral.

Le film emploie 95 acteurs de Grèce (parmi lesquels Nikitas Tsakiroglu, Kariofiliya Karambeti, Janis Stankoglu, Christos Lulis et Gerasimos Skiadares) , de Russie (Alexander Petrov) et d'Amérique, dont l'acteur russe  l'acteur américain et Mickey Rourke 

Jelena Popovic, écrivain, productrice et actrice connue pour Seul au monde (2000), avec Tom Hanks, LA Superheroes (2013) et Moses the Black , Américaine d'origine serbe, captivée par la vie de Saint Nectaire quand elle l'a lu en 2012, est la scénariste et la réalisatrice du film.



Lorsque ses études de physique théorique ont été interrompues par la guerre de Sarajevo en 1992, Jelena Popovic a émigré au Canada et a obtenu un baccalauréat en production cinématographique à l'Université du Québec à Montréal. Travaillant principalement avec l'Office national du film du Canada depuis 2000, elle a forgé ses compétences en tant que directrice de production et productrice associée sur les films documentaires et d'animation conventionnels, interactifs et hybrides. Elle a réalisé The Knights of Orlando (2007), un documentaire sur la guerre et les jeux de guerre, et a monté plusieurs films d'animation, dont le court-métrage de Patrick Doyon aux Oscars dimanche (2011) et plusieurs éditions de Hothouse, le programme d'apprentissage acclamé de l'ONF pour les cinéastes émergents. Elle est devenue productrice au Studio d'animation de l'ONF en janvier 2014 et a depuis sorti une douzaine de films primés.

La musique du film est écrite par le célèbre compositeur de musiques de film polonais Zbigniew Praisner (voir interview), plusieurs fois primé pour ses œuvres (Cesar, Golden Globe) 


Aris Servetalis interprète le rôle de Saint Nectaire, il est marié à l'artiste Efi Birba.

"L'orthodoxie a changé ma vie"

L'actrice grecque également dramaturge, chorégraphe et musicienne Marthilia Svarna, jouera le rôle de la moniale Euphemia qui était proche du saint et l'a assisté jusqu'à son dernier souffle et
assistera au premier miracle après son repos dans L'hôpital d'Areto, qui est arrivé à un homme paralysé (joué par Mickey Rourke).


Elle a 23 ans et a fait un parcours brillant et créatif sur la scène musicale et théâtrale, en chorégraphie, alors qu'elle a également publié un livre.

Après ses études dans les arts de la scène et le théâtre musical à Londres, elle a poursuivi ses études à la célèbre école de Lee Strasberg pour terminer ses études, se spécialisant dans la méthode d'acteur Strasberg à Los Angeles, vivant au cœur d'Hollywood.

La jeune actrice a été récompensée à Londres pour ses chorégraphies, elle a joué dans des productions telles que "Bring It On: The Musical" et "Little Shop Of Horrors: The Musical", mais a également fait de remarquables performances en public dans des scènes musicales.



Distribution :



Mickey Rourke
L’homme paralysé
Alexander Petrov
Kostas
Tonia Sotiropoulou
Maria
Aris Servetalis
Saint Nectaire
Yannis Stankoglou
Spiros
Manos Gavras
Yannis
Pavlos Kourtidis
L'homme en haillons
Karyofyllia Karabeti
Voula
Alexandros Mylonas
Métropolite Meletios
Marthilia Svarna
Moniale Euphemia
Michalis Ikonomou
Vassili
Yannis Anastasakis
Métropolite Theoklitos
Nikitas Tsakiroglou
Patriarche Sophronios
Menelaos Hazarakis
Archimandrite




lundi 8 juin 2020

FOI ET POLITIQUE - Peut-on être chrétien "de gauche" ?

Au vu de tous les mouvements qui enflamment les rues des grandes métropoles du monde il me semble nécessaire de refaire cette mise au point : je republie donc un post de 2014.


Peut-on être chrétien "de gauche"* ?

Bien sûr qu'il y en a et même pas mal d'Orthodoxes qui le prétendent sans doute…
Pourtant est-ce compatible ? Sont-ce vraiment des chrétiens ?
Je prétends que non. Absolument non.  Je prétends que les idéologues, les militants, les politiques, les faiseurs de lois, et leurs applicateurs zélés, les médias qui les soutiennent, tous gens "de gauche" sont désormais plus nus autant que leur roitelet… on connaît désormais leur pseudo générosité même chez les moins révolutionnaires. En aucun cas ils ne peuvent être chrétiens et pas seulement parce qu'une large partie d'entre eux sont en effet anti-chrétiens par conviction, mais avant tout parce qu'ils sont,  par leur propagande comme par leurs actions, de parfaits serviteurs du diable.

Et là il faut rappeler ce qu'est le diable. 
Non pas ce personnage rouge et cornu ou noir et poilu, selon je ne sais quel folklore, auquel plus personne ne croit (ce qui est une grande réussite du diable)  sauf quelques attardés et naïfs idolâtres de satanistes, mais celui dont toute l'action masquée, hypocrite et trompeuse et éminemment malveillante, malfaisante, et pour finir mortifère ne cesse de pervertir tout ce qu'il touche et tous ceux qu'il touche afin de causer leur perte.
Prenez votre Bailly et lisez bien la définition des mots diaboli (διαβολή)  et diabolos ( διάβολος) en grec, d'où nous vient le mot diable et vous allez comprendre rapidement :



Si l'on considère les fondements des idéologies et des évènements historiques qui s'en sont inspirés et qui nourrissent "la gauche" dans nos contrées (le "libéralisme" ou "démocrates"outre-Atlantique) depuis quelques siècles jusqu'à l'apothéose  contemporaine, on ne voit qu'exaltation de la division, de la désunion, de l'inimitié, de l'envie, de la haine et de la guerre en effet :
  • classe contre classe
  • sexe contre sexe
  • enfants contre parents
  • élèves contre enseignants 
  • race contre race
  • homosexuels contre hétérosexuels
  • immigrés contre citoyens "de souche"
  • homme contre Dieu
Voilà quelques uns des thèmes favoris de cette "gauche".
Mais leur paradoxe, que l'on peut plutôt qualifier de ruse stratégique, machiavélique ou  "au mieux" de stupide et funeste aveuglement, c'est de prétendre avoir pour noble objectif de défendre dans tous ces thèmes  les victimes d'un pouvoir abusif,   de défendre l'égalité, la justice et la tolérance, alors que leur propagande et leur militance ne font qu'attiser la dissension, la brouille et l'inimitié. Et désormais, de nos jours, ces gens qui nous "gouvernent" ne font pas autre chose avec leurs discours et leurs lois  que de favoriser la médisance, la calomnie, la malveillance, de semer la désunion, de réveiller l'aversion, de développer la haine et de faire germer la guerre civile en tout ce qu'ils touchent. Oui leur action est bien diabolique, sans aucun doute.
  • Plutôt que de favoriser le dialogue au cas par cas dans les entreprises, ils font des lois totalitaires, à appliquer obligatoirement par tous sans le moindre discernement, la moindre souplesse, ni la moindre adéquation à la réalité, qui ne font que durcir "le dialogue social" et contraignent les parties à jouer le jeu d'un rapport de forces dans le travail qui ne fait qu'entériner le principe de l'injustice, c'est à dire la primauté de la loi du plus fort. Peu importe sur quoi se fonde cette force, ni qui gagne, car celui qui a perdu finira par désirer se venger avec ses propres armes et la lutte des classes sera bien entretenue. Un véritable chrétien ne peut se reconnaître dans de telles dispositions. Division.
  • Un chrétien par ailleurs ne peut être machiste pas plus qu'il ne peut être féministe. Ce sont des notions qui lui sont étrangères car ce qui prime ou devrait primer normalement et fondamentalement, chez le chrétien, c'est l'amour et pas le rapport de force entre l'homme et la femme sous le prétexte de la libération du plus "faible". Qu'importe, chez un couple inspiré et nourri par l'amour, qui fait quoi dans l'organisation de la vie conjugale et familiale. Foin de l'idéologie dans un couple qui a pour objectif la construction patiente et l'entretien fervent de l'amour dans la reconnaissance de l'irréductible et dans la persévérance,  dans l'objectif de la sanctification réciproque. La notion de perte et de frustration, due à un sacrifice à cause de l'autre, n'est objet d'aucun rapport de force ni de souci d'égalitarisme. Car si, selon St Paul, la femme est censée suivre son mari, le mari a pour modèle le Sacrifice du Christ car il n'est pas de meilleure preuve d'amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime. Car le premier doit servir le dernier, et l'exemple du plus puissant, le Pantocrator est de se faire humble serviteur pour ceux qui le suivent. Le Christ ne leur lave-t-Il pas les pieds et n'accepte-Il pas de servir, et de souffrir jusqu'à la mort assumée. Certes la société était loin d'avoir réalisé dans les siècles précédents le Royaume sur terre, (pas plus que maintenant) et pour leur majorité,  les femmes demeuraient, mineures aux yeux des hommes. L'intolérable inégalité des salaires, le harcèlement sexuel au travail et désormais dans la rue même, demeurent, scandaleusement. Mais il n'empêche qu'un certain féminisme, devenu "idéologie" d'une guerre des sexes, encore considéré comme une valeur "de gauche",  n'a fait qu'exacerber l'impatience, l'inimitié, et la séparation, et pour finir, par créer les conditions de la  renaissance d'un nouveau machisme venu d'ailleurs, plus abject et violent que le précédent… Les divorces sont en nombre croissant, comme la solitude des célibataires, produits de la division. 
  • Il en est de même avec la survalorisation de la jeunesse. Depuis les années 50, la société marchande n'a cessé de chercher à multiplier et diversifier ses cibles, de façon à augmenter les profits. Les différentes tranches de l'enfance jusqu'à l'adolescence ont subi une propagande de pseudo reconnaissance des droits de l'enfant, de légitime révolte contre les aînés, de prise en compte de leur spécificité par une différenciation prétendue respectueuse de leurs désirs légitimes. Désirs tôt transformés en revendication, en constitution de groupes et de mouvements auto proclamés avec comme point commun la révolte contre "les vieux". Il n'était plus question d'avancer, chacun à son rythme respecté, en passant certes par l'opposition nécessaire et vitale, vers l'âge adulte, mais de valoriser la séparation, la division en classes d'âge et faire affronter "la jeunesse" à tout ce qui était "institutionnel", donc vieux et réactionnaire. Résultat : plus personne ne veut être "vieux" et le "jeunisme" sévit en tout lieu. Pour lutter contre l'abus de pouvoir parental on a rien trouvé de mieux que de renforcer dès le plus jeune âge l'ego des enfants, en favorisant leur désobéissance et leur désir d'indépendance en tout. Mais on n'a malheureusement pas éradiqué l'abandon des enfants, la solution de l'avortement, la maltraitance, ni l'abominable inceste et l'on constate une augmentation des suicides d'enfants. On a seulement favorisé l'égoïsme grandissant des parents, désirant avant tout "profiter de la vie", et celui des enfants qui ont désormais "le droit" d'avoir leur "indépendance", c'est à dire de ne plus communiquer avec leur parents, d'avoir leur vie séparée. C'est une oeuvre de division là encore. Et à l'instar de la lutte des classe, et la guerre des sexes, la guerre des âges est née et s'est développée sous le prétexte en apparence généreux de la reconnaissance des droits de l'enfant, thème de gauche certainement aussi. Division.
  • Évidemment cette même survalorisation de l'état passager de la jeunesse (même si l'on fait tout pour la prolonger et la conserver le plus longtemps possible par tous les moyens) s'est appliquée à l'école et aux relations entre enseignants et élèves. On a voulu en suivant les théories d' idéologues "de gauche", autoproclamés spécialistes de la pédagogie, "mettre l'enfant au centre du système" et on a substitué l'éducation ( normalement réservée aux familles et non à l'état sauf dans les régimes totalitaires nazi ou communiste) à l'instruction. On sait ce qu'il en est advenu : de moins en moins de respect de l'enseignant, jusqu'à la remise en cause, l'insulte et les agressions physiques. Un rapport de forces quasi constant. Un souci de démocratie a sans doute motivé une participation croissante des parents d'élèves dans les affaires de l'école jusqu'à l'ingérence directe. Là encore qu'a-t-on obtenu ? Opposition de deux camps. Méfiance, médisance, calomnie, et division entre élèves et enseignants et parents et enseignants. Division.
  • Le bon accueil et le respect de l'étranger, principes bibliques et chrétiens se sont transformés dans le discours "de gauche" en survalorisation  de sa culture et de ses us et coutumes d'origine, fussent-elles en contradiction évidente avec celles de ceux qui accueillaient. Qui plus est,  cela s'est fait contre la culture d'accueil, son mode de vie, son mode de relations humaines, son mode d'éducation des enfants, ses valeurs morales, à partir de ce moment-là critiquées, dévalorisées, dénigrées, chargées de tous les maux du monde, et pour finir réduites à néant avec un acharnement inconcevable et tel qu'il devenait une paradoxale haine de soi, une autoflagellation permanente à tout propos jusqu'à nourrir le désir de remplacement de sa propre culture par celles des autres; tout cela  dans un projet suicidaire d'autodestruction.  Le prétendu respect de l'étranger et de la différence a en réalité favorisé et consolidé la constitution de ghettos, le refus de l'intégration et de l'assimilation des immigrés, jusqu'à nourrir le mépris de la culture d'accueil, voire le désir de la remplacer par celle que l'on a quittée pour des terres meilleures, paradoxalement. Tout cela a attisé la haine et la division. Clairement encore une fois la division.
  • Le Christianisme authentique abandonné, méconnu voire inconnu, déformé voire même inventé, ne condamne jamais le pécheur mais seulement le péché. L'homosexualité n'est rien d'autre qu'une propension "naturelle" (trop "naturelle") comme une autre, à pécher dans un domaine particulier. Pourquoi est-on infidèle, obsédé par le sexe, goinfre, ivrogne, violent… etc. ? On peut sans doute tenter et même parvenir à "comprendre" pourquoi, pour essayer de changer ce que l'on voit bien comme étant source de mauvaise vie pour soi et d'effets néfastes pour les autres. Et sans aucun doute est-ce condamnable aux yeux des hommes comme au regard de Dieu.  Mais Dieu ne veut pas la mort du pécheur mais qu'il vive et qu'il se retourne vers Lui, et réoriente et dépasse ses passions en les transfigurant pour en utiliser l'énergie non pour jouir de façon éphémère dans cette vie terrestre et matérielle en s'y perdant pour ensuite en goûter l'amertume quand la frustration apparaît inévitablement pour les  raisons diverses de la finitude de la condition humaine…  mais pour jouir de l'incommensurable jouissance de la vie éternelle du Royaume Céleste que vivent déjà les saints, de leur vivant, sur cette terre, en participant des énergies divines. Le vrai Christianisme n'a jamais préconisé le mépris et la persécution des homosexuels parce que la perspective chrétienne offre une transcendance que refusent volontairement et obstinément les "bonnes consciences de gauche".  Aussi, encore une fois, "la reconnaissance des droits des homosexuels", leur réduction à une étiquette (marchande en fait), à une prétendue "identité" (comme si l'on pouvait réduire un homme à ses tendances dans quelque domaine que ce soit) dans le même mouvement de valorisation de la différence, a produit tout le contraire de ce qu'elle prétendait obtenir ; c'est à dire plus que jamais la constitution de ghettos, de lobbies, de démonstrations, d'exhibition et de parades qui n'ont fait que nourrir et augmenter l'intolérance, le mépris, voire la haine et la violence de ceux qui ne supportent pas justement cette "différence".  Et encore une fois c'est le ressentiment et la Division qui ont été nourris.
  • Que dire du racisme sinon qu'en tant que méfiance, rejet de ceux qui ne sont pas de la famille, du même village, de la même région, du même pays, de la même ethnie, de la même classe sociale… etc.  c'est malheureusement la chose la mieux partagée au monde ! L'accusation de "racisme" est devenue pour ceux qui ne l'ont jamais vécu (et qui prétendent abusivement en parler !) un réflexe de prêt à penser automatique que l'on dégaine pour tout et n'importe quoi en suivant servilement (et paresseusement) la doxa médiatique bien pensante. À qui veut-on faire croire   que c'est automatiquement et évidemment le méchant blanc européen qui a l'apanage du racisme ? Pas à moi en tout cas qui ai choisi d'aller vivre et travailler pendant quelques années en Afrique et en Afrique du Nord. Pas à moi qui ai vu de mes propres yeux comment une ethnie dominante exerçait un pouvoir tyrannique sur les toutes les autres,  en persécutait une autre, réduisait en esclavage une autre encore plus faible. Pas à moi dont un copain bassiste (originaire d'un pays frontalier) avec lequel je faisais de la musique s'était fait traiter de "plus nègre que noir" par un douanier du pays où nous vivions. J'avais été élevé par un père athée dans l'indifférence aux races, aux préférences sexuelles et aux classes sociales et j'étais allé  avec enthousiasme "aux sources du jazz" (musique que je pratiquais  en France avant de partir) et j'ai rencontré le racisme sans m'être douté une seconde que cela existait entre africains même… Est-ce que le racisme n'existait pas également dans le pays du Maghreb où j'ai travaillé plus tard ? Il y était de bon ton pour certains de se revendiquer comme "descendants du Prophète" et de mépriser les "fils de bergers" indigènes, de traiter les habitants du Souf de "foncés" et de rappeler aux noirs qu'ils étaient "des fils d'esclaves"… J'ai été le témoin de tout cela et je me garderai bien de parler de racisme anti-blancs ou de racisme anti-roumis. Inutile… Ce dont je témoigne seulement c'est du racisme entre des personnes supposées être les victimes privilégiées du racisme européen. J'ai aimé ces pays africains et j'y ai laissé de vrais amis, des personnes hospitalières, honnêtes, conviviales, à l'esprit critique, elles. Qu'a fait "la gauche" depuis toutes ces décennies jusqu'à maintenant encore ? Désigner des bourreaux et plaindre des victimes et tout cela sans connaissance réelle ni expérience, avec des grilles d'interprétation pré-construites qui sont autant de lits de Procuste peu adéquats à rendre compte de la réalité. Avec encore une fois la volonté de réduire les personnes à des étiquettes, compartimenter, diviser, faire affronter des groupes, attiser la haine. Qui alimente la haine réellement ? De quel lieu idéologique sont ceux qui ont contribué à développer des ghettos culturels et urbains sous prétexte (contradictoire) d'"ouverture à l'autre", de "tolérance", de "valorisation de la différence" ?   Qui a semé les graines de la guerre civile ? Qui en a cultivé soigneusement les champs ? Les mêmes. De gauche. Encore une fois qui sert la Division ? Qui se fait serviteur du diable ?
Peut-on donc être chrétien "de gauche" c'est à dire socio-démocrate en gros, ("progressistes" on dit maintenant) ?  
Je prétends que non. Absolument non. 
Je ne parlerai bien sûr pas de tous ceux qui ont persécuté et massacré les chrétiens du temps de l'Union des Républiques "SOCIALISTES "…
Note
Maxime Martinez

« Quelle beauté sauvera le monde? »



Dans l'œuvre de Dostoïevski, L'idiot, Hippolyte Terentiev demande au prince Mychkine : « Quelle beauté sauvera le monde? » 

La philosophe française Simone Weil, a écrit : «Dans tout ce qui suscite en nous le sentiment pur et authentique de la beauté, il y a réellement la présence de Dieu. Il y a presque une incarnation de Dieu dans le monde, dont la beauté est le signe»
 La beauté, comme la bonté sont les attributs du «Dieu qui s'est fait homme pour que l'homme devienne Dieu». 
Encore faut-il être réceptif à cette beauté dans les petites choses de la vie quotidienne ordinaire, jusque dans les détails discrets de la nature, dans les splendeurs vertigineuses de l'univers infini, comme dans les multiples et surprenantes facettes des êtres qui attendent encore d'être mises à jour. Découvrir cette beauté qui est partout présente et qui remplit tout, la célébrer et aussi la créer, la cultiver et en faire bénéficier notre entourage et notre environnement avec les moyens dont dispose chacun de le faire, à sa mesure, chaque fois que nous en avons l'occasion, sans mégalomanie mais avec conviction. C'est aussi une question de survie, culturelle, physique et spirituelle.





 Lettre du Saint Apôtre Paul aux Galates 5
13 Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair; mais rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des autres. 14 Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. 15 Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde que vous ne soyez détruits les uns par les autres. 16 Je dis donc: Marchez selon l'Esprit, et vous n'accomplirez pas les désirs de la chair. 17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l'Esprit, et l'Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez. 18 Si vous êtes conduits par l'Esprit, vous n'êtes point sous la loi. 19 Or, les oeuvres de la chair sont manifestes, ce sont l'impudicité, l'impureté, la dissolution, 20 l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, 21 l'envie, l'ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d'avance, comme je l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le royaume de Dieu. 22 Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance; 23 la loi n'est pas contre ces choses. 24 Ceux qui sont à Jésus Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. 25 Si nous vivons par l'Esprit, marchons aussi selon l'Esprit. 26 Ne cherchons pas une vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, en nous portant envie les uns aux autres.
F. Sychkov. Récolte des herbes le jour de la Trinité.
avant 1917
Jour de la Trinité de P.A Sukhodolsky . 1884


dimanche 7 juin 2020

Connaître la volonté de Dieu

Saint Ancien Joseph l'Hésychaste

"Lorsque vous voulez connaître la volonté de Dieu, mettez la vôtre de côté, ainsi que toute autre pensée ou projet et, avec une grande humilité, demandez à en prendre conscience dans vos prières. Alors tout ce qui est formé ou que vous ressentez dans votre cœur sera de Dieu. Ceux qui ont plus d'audace et sont habitués à prier pour cela, entendent l'instruction plus clairement en eux-mêmes et deviennent plus prudents dans leur vie, ne faisant rien sans l'instruction divine."

samedi 6 juin 2020

«La vie sans "Saint Mystère" est comme une maladie grave sans médecine» par Mgr Nicolas de Mesogaia et Lavreotiki


NOTE DE LA RÉDACTION (Nick Stamatakis): 
Le métropolite de Mesogaias Nikolaos a plus de références médicales et scientifiques que la plupart des médecins que nous voyons quotidiennement à la télévision, et en même temps, il se trouve être l'un des plus grands leaders orthodoxes de notre temps. Ce discours a été initialement publié en juillet 2010 en réponse à la pandémie de grippe porcine, lorsque la question de l'administration de la Sainte Communion a de nouveau été mise en avant et au centre - et je dois noter ici que la grippe porcine n'était pas aussi bénigne que la coronavirus actuel. C'était très contagieux… Nous le republions ici en anglais et en grec, dans l'espoir d'éclairer la discussion et d'éclairer les décisions de nos dirigeants d'église. L'histoire de l'orthodoxie nous enseigne que la foi souffre aussi occasionnellement de virus et que le plus dangereux est le «doute». Parmi les premiers à être touchés par le virus du «doute», il y a les prêtres et les hiérarchies, en particulier ceux qui sont dévoués à la vie luxueuse que nous avons tous vécu dans les temps modernes… Et ceux qui ont de grandes ambitions mondaines et des objectifs et des plans «mondiaux» encore plus grands  dont Bartholomée de Constantinople…

«      Mes chers frères, 
Récemment, à l'occasion de l'éclatement de la pandémie de grippe porcine, la question de la possibilité de transmettre des maladies par la Sainte Communion a été soulevée, comme il se doit.
Malheureusement, souvent avec une langue irrespectueuse, un style ironique et des arguments non fondés, plus d’un tente de déconstruire notre foi à un moment où nous n'avons plus d'autre soutien à conserver. Donc, à cette occasion, je pense qu'il serait bon de dire quelques vérités, nécessaires pour sauver le précieux trésor de la foi en nous.
Depuis deux mille ans, notre Église transmet la grâce de ses mystères de la manière bien connue et si bienheureuse en même temps de «guérir et guérir l'âme et le corps».
L'Église ne s'est jamais souciée de la logique moderne du doute impie, mais elle vit chaque jour l'expérience de la confirmation d'un grand miracle. Est-il possible que la sainte communion cause la maladie ou le moindre dommage?
Est-il possible que le Corps et le Sang de notre Seigneur et de Dieu contaminent notre corps et notre sang? Est-il possible qu'une expérience quotidienne de deux mille ans soit brisée par la rationalité et la froideur superficielle de notre temps?
Depuis des siècles, les fidèles, sains comme malades reçoivent le même calice sacré et la même cuillère sainte, que nous ne lavons jamais, que nous ne désinfectons jamais, et rien n'a jamais été observé.
Les prêtres des maisons de repos et des hôpitaux, même ceux consacrés aux maladies les plus infectieuses, donnent la sainte communion aux fidèles et catalysent avec révérence la sainte communion et vivent longtemps.
La sainte communion est la plus sacrée des choses saintes que nous avons en tant qu'Église et en tant que peuple, la plus grande médecine de l'âme et du corps. C'est à la fois l'enseignement et l'expérience de notre Église.
Ceux qui ne croient pas au miracle de la résurrection du Seigneur, ceux qui ridiculisent sa naissance virginale, ceux qui nient le parfum des saintes reliques, ceux qui méprisent nos symboles saints et sacrés, ceux qui sont blasphématoires contre notre Église, ceux qui cherchent à éradiquer même la moindre trace de foi de nos âmes, il est naturel qu’elles essaient de profiter de l’occasion pour insulter le sacrement sacré de la sainte communion.
Le fait que les anglicans et les catholiques aient décidé, pour des raisons de précaution, d'arrêter la transmission de la Sainte Communion respectivement en Angleterre et en Nouvelle-Zélande, si cela est vrai, ne montre pas, comme certains le font valoir, la prudence et la liberté, mais démontre de la meilleure façon à quel point notre Église orthodoxe en est distante, elle qui est eucharistique dans sa théologie et sa vie, vivant, croyant et prêchant le Mystère… (Notre foi orthodoxe) est différente de celle des autres groupes chrétiens, qui confessent indirectement l'absence de grâce et des manifestations de Dieu de leurs soi-disant sacrements et ainsi ils s’enfoncent dans la perte de leur identité ecclésiastique. La vie sans «Saint Mystère» est comme une maladie grave sans médicament.
Malheureusement, le gros problème n'est pas le virus de la grippe - comme le prétendent les médias - ni le virus de la panique mondiale - comme le prétendent les associations médicales - mais le virus de l'irrespect et le germe de l'infidélité.
Le meilleur vaccin est notre participation fréquente au sacrement de la Sainte Communion «avec une conscience pure» et «sans aucun doute». Notre réponse à ce défi impie est (l'exemple de) notre propre vie.
Il serait bon pour nos prêtres, utilisant leur jugement, lorsqu'ils voient qu'il n'y a pas d'obstacles spirituels, d'exhorter les fidèles à recevoir la sainte communion plus souvent ces jours difficiles, ceux qui ont leur bénédiction de venir souvent à la coupe de la vie , mais toujours "avec crainte de Dieu, une grande foi et un amour sincère.»
 de Mesogaia et Lavreotiki de l'Église de Grèce
(version française par Maxime le minime
de la version anglaise faite par Nick Stamatakis de la source

dimanche 31 mai 2020

BIDEN, "ÉGLISE" SCHISMATIQUE UKRAINIENNE ETC. sur le Blog de Claude

pour ceux qui en douteraient encore…et malheureusement ils sont légion !

LES BIDE[N]S DU PROCESSUS DE GLOBALISATION RELIGIEUSE

Kirill Alexandrov: Tel père, tel fils : L'OCU schismatique va-t-elle tourner le dos à Porochenko ?

Le récent scandale qui détruit ce qui reste de la réputation de l'ancien président ukrainien, accusé de rien moins que de haute trahison pour avoir pratiquement livré l'Ukraine aux mains des Américains, risque d'avoir des conséquences dans le monde orthodoxe. Dans l'essai de Kirill Aleksandrov, que nous vous présentons en traduction italienne, nous examinons les options laissées aux schismatiques ukrainiens : se dissocier du créateur de leur fortune, ou ignorer hypocritement le scandale. (source de cette introduction)



Petro Porochenko et Joe Biden. 
Photo : UOJ

Le "père" du Tomos est maintenant au cœur d'un scandale - il est accusé de haute trahison. Comment cela affectera-t-il l'OCU schismatique, le patriarche Bartholomée et le scénario religieux en Ukraine ?
Le père fondateur de l'église orthodoxe d'Ukraine [schismatique] et l'un des bénéficiaires directs du tant attendu Tomos, l'ancien président de l'Ukraine Petro Porochenko, s'est retrouvé dans la ligne de mire. Après la publication de sa conversation téléphonique avec l'ancien vice-président américain Joe Biden, le pays a appris que sous le règne de P. Porochenko, l'Ukraine était non seulement embourbée dans la corruption, mais aussi sous contrôle extérieur direct. L'OCU [schismatique] va-t-elle choisir de se dissocier de l'homme politique corrompu ou de faire preuve de solidarité avec lui et ses affaires ?
Le 19 mai, le député de l'opposition de la Verkhovna Rada, Andrei Derkach, a révélé une conversation téléphonique entre Biden et Porochenko en 2016. L'authenticité de l'enregistrement n'est pas contestée, la seule question est de savoir où A. Derkach l'a obtenu. De plus, le bureau de Biden a déclaré que l'enregistrement était bien connu auparavant et qu'il apparaît comme une tentative d'ingérence dans l'élection présidentielle américaine. Cependant, nous ne nous intéressons pas tant à Biden qu'à son ukrainien vis-à-vis, Petro Porochenko.

En fait, tout ce que nous avons découvert au cours de la conversation est vrai. Qu'avons-nous découvert exactement ?

Sur ordre de Joe Biden, le procureur général de l'Ukraine V. Shokin a été illégalement démis de ses fonctions et Y. Lutsenko a été nommé nouveau procureur général. En accord avec J. Biden, V. Groysman a été nommé Premier ministre à la place de A. Yatseniuk. À la demande de M. Biden, la Privatbank a été nationalisée. L'un des partis parlementaires en Ukraine, le Samopomosch, a été directement financé et contrôlé par les États-Unis, ce qui constitue une violation flagrante de la Constitution et des lois de l'Ukraine. Le président ukrainien est responsable devant J. Biden de la révocation des ministres du cabinet.

En général, les conversations enregistrées sont douloureusement embarrassantes pour notre pays, qui, sous la présidence de P. Porochenko, était sous un contrôle extérieur évident. Les activités du père fondateur de l'OCU schismatique semblent correspondre parfaitement au code pénal ukrainien. C'est exactement comme cela que le bureau du procureur général d'Ukraine a évalué l'histoire, en engageant des poursuites pénales contre Petro Porochenko en vertu des articles "haute trahison" et "abus de pouvoir". Le président actuel V. Zelensky, commentant cette question lors d'une récente conférence de presse, a déclaré : "Vous avez entendu parler du scandale d'hier. Ils ont tellement dirigé le pays que nous attendons maintenant beaucoup d'aventures et de verdicts. Je ne voudrais pas en parler, car c'est de la compétence des forces de l'ordre [...] Ce n'est pas la dernière sonnerie pour les Ukrainiens. [...] Ils vont se pencher sur la question. Ils peuvent la qualifier de trahison, mais c'est aux forces de l'ordre de le faire."

Mais il est vrai qu'ouvrir une affaire criminelle ne signifie pas la mener à son terme. Comme le montre la série de précédents de ces dernières années en Ukraine, les affaires pénales sont ouvertes et fermées non pas en raison de la présence ou de l'absence de corpus delicti, mais en fonction de la volonté des forces politiques et des développements politiques actuels. Quoi qu'il en soit, l'ancien président ne peut plus se laver de la honte publique, car les documents publiés montrent clairement avec quel empressement et quel asservissement il suit la volonté du curateur de l'Ukraine à l'étranger, Joe Biden.

Cependant, le nom de Porochenko est inscrit en lettres d'or dans l'histoire de l'OCU schismatique. Rappelons maintenant le texte du Tomos :

"Ces choses sont donc jugées et déterminées, vous sont joyeusement proclamées par le vénérable Centre de l'Orthodoxie [sic! i, ndt], ayant été ratifiées au synode, tandis que ce Tomos patriarcal et synodal est délivré pour une protection permanente, étant enregistré et signé dans le Code de la Grande Église du Christ à Constantinople, remis en un exemplaire identique et exact à Sa Béatitude Epiphane, Primate de la Très Sainte église d'Ukraine, et à Son Excellence le Président de l'Ukraine, M. Petro Porochenko, pour une vérification permanente et une confirmation permanente."

Nous nous souvenons tous très bien de la manière dont M. Porochenko a présidé le "Conseil d'unification" au cours duquel l'OCU schismatique est née, de la manière dont il a négocié et signé des accords avec le Phanar, nous nous souvenons de son rôle global dans la création d'une nouvelle structure religieuse.

Le fondement, la pierre angulaire de l'Église du Christ est le Christ lui-même. Les églises locales de différents pays ont été fondées avec la participation des grands et glorieux princes et dirigeants : Vladimir en Russie, Siméon et Savva de Serbie, Rostislav en Moravie, etc. Le fondateur de l'Église en tant qu'État dans l'Empire romain est le saint égal des apôtres, Constantin le Grand. Mais jamais le fondateur de l'Église n'avait été un homme condamné pour corruption, trahison de son État et de sa nation, ainsi que pour l'exécution obéissante de la volonté étrangère.

"Votre nom, Monsieur le Président, restera à jamais dans l'histoire du peuple ukrainien et de l'Eglise aux côtés des noms des souverains, nos princes Vladimir le Grand, Yaroslav le Sage, Constantin d'Ostrog et le Hetman Ivan Mazepa", a déclaré Epiphane Doumenko à Petro Porochenko après l'octroi du Tomos. Comparer P. Porochenko avec les saints canonisés de l'Église est un simple blasphème, soyons honnêtes. S'il n'était pas correct de le déclarer auparavant, l'absurdité de telles comparaisons est maintenant évidente pour tout le monde.

L'absurdité de la rhétorique "patriotique" de l'ancien président n'est pas moins évidente. Petro Porochenko, tout au long de son mandat présidentiel, a persisté à fulminer sur la lutte pour l'indépendance de l'Ukraine, bien que les documents publiés indiquent le contraire - en fait, la politique intérieure et étrangère de l'Ukraine était subordonnée à la volonté du "maître blanc" d'outre-mer. Le fait que le bureau de Joe Biden ait déclaré que les conversations enregistrées n'ont rien révélé de nouveau n'est pas étonnant. En effet, ce n'était pas un secret que les nominations et les licenciements de hauts fonctionnaires étaient décidés ou même exécutés sur ordre de l'administration américaine, alors que les tarifs des services publics augmentaient de façon exponentielle à la demande du FMI, etc.




P. Porochenko et Epiphane DOumenko
lors de la tournée préélectorale du Tomos, 2019

L'OCU schismatique a également été créée de la même manière - par la tromperie, les menaces et les abus physiques. Après que P. Porochenko eut complètement perdu l'élection présidentielle, des détails honteux de la création de l'OCU ont été rendus publics. Il s'est avéré que P. Porochenko et Epiphane Doumenko avaient trompé Philarète Denisenko en lui promettant la direction effective de l'OCU, mais en fait en mettant le "patriarche honoraire" à la retraite de façon déshonorante. Il s'avère que, selon les directives du sommet, les forces de l'ordre ukrainiennes ont bloqué les aéroports afin de ne pas laisser sortir les représentants du Patriarcat de Constantinople du pays lorsque le "Conseil d'unification" s'est arrêté. Inutile de parler de la pression sans précédent exercée sur la hiérarchie de l'Église orthodoxe ukrainienne canonique, des poursuites pénales inventées de toutes pièces contre des prêtres et des supérieurs de l'Eglise ukrainienne canonique, de leurs interrogatoires au Service de sécurité de l'Ukraine et au Bureau du procureur, de la violence des radicaux nationaux contrôlés par les autorités de l'époque. Tout cela s'est fait ouvertement et sans aucun scrupule.

Les représentants de l'administration américaine ont également fait ouvertement campagne pour la création de l'UOC schismatique. Samuel Brownback, le représentant spécial du Département d'État pour les affaires religieuses, et Michael Pompeo, le secrétaire d'État, ont tenu de nombreuses réunions et négociations, faisant pression pour la création puis la reconnaissance de cette organisation religieuse.

Quant à Joe Biden, il a joué un rôle non négligeable dans l'ensemble du processus. Le 18 septembre 2018, trois mois avant le "Conseil d'unification", Biden a accueilli une délégation de l'UOC-KP [du pseudo patriarcat de Kiev, ndt], qui comprenait le futur chef de l'OCU Epiphane et le porte-parole de l'organisation Eustrate Zoria.


Joe Biden et Epiphane Doumenko
lors de la visite de ce dernieraux États-Unis le 18 septembre 2018

En fait, l'OCU schismatique en tant que telle n'est pas mentionnée dans les conversations téléphoniques de M. Biden et de M. Porochenko, et il n'est pas dit non plus que Joe Biden ait chargé le président ukrainien de l'époque de créer une telle organisation. Mais, premièrement, il n'est pas certain qu'il n'y aura pas d'autres enregistrements de Biden-Porochenko et, deuxièmement, les informations disponibles discréditent sans ambiguïté l'OCU schismatique, puisqu'elles discréditent son père fondateur.
Comme déjà mentionné ci-dessus, l'ouverture d'une procédure pénale contre P. Porochenko ne signifie pas qu'il sera déclaré coupable par le tribunal ukrainien. Et le fait que l'opinion publique ukrainienne et mondiale ait appris avec quelle obéissance les autorités ukrainiennes ont répondu aux souhaits de l'administration américaine ne signifie pas que cette même administration apportera désormais moins de soutien à l'OCU schismatique. Mais la divulgation des conversations téléphoniques exige de la direction de l'OCU qu'elle fasse un choix moral difficile. Epiphane Doumenko et ses collègues doivent maintenant soit se dissocier d'une manière ou d'une autre de Petro Porochenko, qui s'est souillé de honte, soit faire semblant que rien ne s'est passé. Mais l'ouvrier est connu par son travail, dit la sagesse populaire.

Jusqu'à présent, le bilan de l'OCU schismatique prouve que cette structure mérite son père fondateur. Les saisies et les incendies des temples de l'Eglise orthodoxe ukrainienne canonique, les passages à tabac des croyants, les falsifications et les fraudes lors du transfert des communautés orthodoxes à l'OCU schismatique et toutes les autres "nobles" actions parlent plus fort que tout.


Petro Porochenko, Epiphane et le patriarche Bartholomée 
après la signature du Tomos

Il y a un autre côté "affecté" par le scandale Porochenko-Biden, bien que moins important - le patriarche Bartholomée. Au contraire, seule sa réputation peut être endommagée, et seulement partiellement. Nous avons déjà dit que le texte du Tomos, conçu sous le contrôle direct du chef du Phanar, mentionne le nom de Petro Porochenko, bien que cela ne soit pas obligatoire. Le cinquième président de l'Ukraine pouvait difficilement insister sur ce point également ; il s'agissait très probablement d'une initiative personnelle du patriarche Bartholomée. Bien sûr, dans l'histoire de l'Église de Constantinople, un respect particulier, pour ainsi dire, pour le pouvoir séculier est ancré au niveau génétique, puisque même les conciles œcuméniques ont été initiés par les empereurs de Constantinople, à commencer par le saint empereur Constantin.

Mais est-il possible de comparer l'égal des apôtres Constantin et Petro Porochenko, même avec tout le respect dû à ce dernier ? Difficilement.

Néanmoins, ce serait une erreur de supposer qu'après avoir appris le scandale avec Porochenko, le patriarche Bartholomée sera très déçu. Il pourrait probablement connaître certaines qualités personnelles de l'ancien président ukrainien. Il a certainement fait exactement comme il connaissait les opinions de la deuxième personne impliquée dans le scandale - Joseph Biden. Ils se connaissent depuis longtemps.

Joe Biden et le patriarche Bartholomée lors d'une rencontre au Phanar

Le patriarche Bartholomée a rendu visite à M. Biden aux États-Unis, Joe Biden a rencontré le patriarche de Constantinople au Phanar. Pour autant, l'homme politique américain n'a jamais caché ses convictions, qui ne sont en rien conformes au christianisme...

En 2015, le lobbyiste LGBT le plus actif, Joe Biden, a même atteint le point où il a "célébré une cérémonie de mariage" d'un couple homosexuel dans sa maison. En 2019, en raison du soutien de Biden à l'avortement, le prêtre catholique Robert E. Mori a interdit à l'homme politique de participer à la Sainte Communion. Mais les hiérarques de Constantinople ne prêtent pas attention à ces caractéristiques "insignifiantes" de leurs partenaires. Le 27 octobre 2018, l'ancien vice-président américain Joseph Biden, qui a réitéré l'importance de la création de l'OCU schismatique, était parmi les invités à la cérémonie de remise du prix du patriarche Athénagoras dans le domaine des droits de l'homme, au cours de laquelle l'archiprêtre Alexandre Karloutsos du patriarcat de Constantinople a reçu son prix.
***
Petro Porochenko et Joe Biden, le patriarche Bartholomée et les représentants de l'OCU schismatique, des politiciens et des moines - d'une part, les personnes impliquées dans l'une des activités humaines les plus "sales" en termes de moralité et, d'autre part, ceux qui devraient prier pour le salut du monde... que peuvent-ils avoir en commun ? Peut-être que les acteurs religieux font sortir les politiciens des profondeurs du péché par leur exploit spirituel ? Peut-être, qu'ils essaient de ramener ces brebis perdues au Christ ?

Jésus-Christ a un jour transformé d'impitoyables collecteurs d'impôts en saints apôtres. Maintenant, nous pouvons plutôt voir le processus inverse : ceux qui prétendent conduire les gens à la sainteté communiquent avec les politiciens dans leur langue ; ils parlent comme des politiciens et agissent comme des politiciens. Et ce processus semble irréversible...


d'après

jeudi 28 mai 2020

DOUBLE CONTRAINTE ET MANIPULATON

On nomme double contrainte (double-bind) une paire d’injonctions paradoxales consistant en ordres explicites ou implicites intimés à quelqu’un qui ne peut en satisfaire un sans violer l’autre.
Cette notion a été découverte par l’Ecole de Palo Alto et Gregory Bateson.
Par exemple, celui cité par Bateson de la mère balinaise, qui dit à son fils :
« Tu ne m’embrasses pas ? » et qui se raidit quand celui-ci vient lui faire un câlin. Or, comme on sait que le non-verbal domine toujours le verbal, cette mère dit à son fils à quel point elle ne l’aime pas.

En matière de manipulation, les piliers principaux de la communication perverse sont confusion, induction, culpabilisation. En fait le mot « communication »  est  particulièrement mal adapté puisqu’il s’agit en fait de ne surtout pas communiquer.

Son but : affaiblir l’autre, le faire douter de lui, de ses pensées et de ses affects. La victime va y perdre le sentiment de son identité. Puisqu’il s’agit à la fois d’éviter le conflit direct avec elle, et de l’amener à une totale docilité, elle doit  être privée tant de son sens critique que de sa capacité à se rebeller. Alors seulement il sera possible de l’attaquer pour la mettre à sa disposition.

To bind (bound) signifie « coller », « accrocher » à deux ordres impossibles à exécuter avec un troisième ordre qui interdit la désobéissance et tout commentaire sur l’absurdité de cette situation d’ordre et de contre-ordre dans l’unité de temps et de lieu. Sans cette troisième contrainte, ce ne serait qu’un simple dilemme, avec une impossibilité de décider plus-ou-moins grande suivant l’intensité des attracteurs.

Dans la double contrainte, les instructions sont confuses et contradictoires, et interdites de parole. Cette situaion peut se produire de parent à enfant, mais également entre adultes. Quoiqu’il fassen celui a qui s’adresse la double contrainte n’a pas le droit de faire remarquer les contradictions. Il est réduit à l’impuissance et au renfermement.

La double contrainte existe seulement dans une relation d’autorité qui ordonne un choix impossible et qui interdit tout commentaire sur l’absurdité de la situation. Dans une situation d’indécidabilité, le dilemme est une nécessité conjointe à une impossibilité de choisir (comme par exemple dans le Cid de Corneille), tandis que l’injonction paradoxale est une obligation, un ordre, de choisir.

Pour illustrer la double contrainte, on cite souvent l’histoire de cette mère qui offre à son fils 2 cravates, l’une bleue, l’autre rouge. Pour recevoir sa mère quelque temps plus tard, le fils va mettre la cravate rouge ce qui lui vaudra d’entendre « Tu n’aimes pas la cravate bleue ! ». Le week-end suivant, pour lui faire plaisir, il met la cravate bleue et sa mère lui dit « Tu n’aimes donc pas la cravate rouge ! ». Il est donc toujours « perdant »
L’injonction paradoxale est bien illustrée par l’ordre « sois spontané(e) », où devenant spontané en obéissant à un ordre, l’individu ne peut pas être spontané.


La capacité à se sortir d’une double contrainte dépend bien évidemment de l’âge et des ressources personnelles pour s’en sortir.
Selon G. Bateson (école de palo Alto), la conséquence positive de la double contrainte est d’obliger l’individu à développer une « double perspective créative ».
En clair, pour s’en sortir, l’individu est invité à :
  1. Repérer la double contrainte, en prendre conscience.
  2. Métacommuniquer et recadrer, autrement dit, communiquer sur la communication en dévoilant les non-dits, en relisant la situation à un niveau différent. Par exemple, communiquer sur l’absurdité d’une demande peut être une façon de la dépasser.
  3. Adopter un comportement différent : oser l’humour, la métaphore, la créativité, la spontanéité, s’impliquer, oser se révéler, oser être qui l’on est, faire différemment plutôt que davantage, etc… C’est une véritable prise de risque identitaire qui encourage à être créatif plutôt que réactif.



dimanche 24 mai 2020

DIMANCHE DE L'AVEUGLE NÉ




Homélie de l'Archimandrite Placide de bienheureuse mémoire

"Avec ce dimanche de l’Aveugle-né se poursuit la série de catéchèses sur le don du Saint-Esprit, sur la foi et le baptême, que la Liturgie nous procure depuis le dimanche de Pâques, au moyen de lectures de l’Évangile de saint Jean.
 La guérison de l’aveugle-né (Jn, 9, 1-38), comme toutes les guérisons et les résurrections accomplies par le Seigneur durant sa vie terrestre, étaient des signes et comme des gestes prophétiques. Les Pères de l’Église ont toujours vu dans les guérisons d’aveugles opérées par le Seigneur une figure et une annonce de la guérison spirituelle, du don d’une nouvelle faculté de voir, d’un regard nouveau, qui est celui de la foi, que le Seigneur nous accorde par la grâce de l’Esprit-Saint. Celle-ci nous est donnée en lien avec le baptême.
La piscine de Siloé était une figure de la piscine baptismale. Et en même temps, le Seigneur manifeste clairement, dans cet épisode évangélique, que c’est Lui qui, à travers l’ordre qu’Il donne à l’aveugle de se laver à la piscine de Siloé, le guérit. C’est le Seigneur lui-même qui le guérit, c’est Lui la véritable piscine de Siloé, c’est sa vertu de guérison spirituelle qui se manifeste à travers cette eau. Pour être baptisé, il faut déjà avoir la foi, mais le baptême la fortifie. La grâce de la foi précède celle du baptême : on ne peut pas accéder au baptême si on n’a pas déjà cru à la prédication des apôtres, au témoignage des apôtres tel qu’il nous est transmis par l’Église.
On le voyait tout à l’heure dans l’Épître de ce dimanche, dans le récit de la conversion du geôlier de Paul et des apôtres, et de toute sa famille, qui demandent le baptême après avoir été instruits par Paul. C’est en entendant le message des apôtres que nous pouvons y adhérer et y croire, avec l’aide de la grâce intérieure de l’Esprit-Saint, bien sûr.
 Mais tant que nous en restons là, la foi demeure pour nous une foi en quelque sorte verbale : nous croyons à des mots, nous croyons à des paroles, nous croyons à des idées ; nous n’avons pas encore, si je puis dire, l’expérience intérieure de ces réalités de la foi. Mais par la guérison de cet aveugle, et par celle d’autres aveugles qui nous sont rapportées dans l’Évangile, notamment celle des deux aveugles de Jéricho, qui a eu lieu à un moment où les apôtres ne parvenaient pas à comprendre et à accepter l’annonce de la Passion et de la Résurrection, le Seigneur veut nous annoncer que la grâce de l’Esprit-Saint, que ses disciples recevront au baptême, est une grâce qui ouvre en nous un regard nouveau. C’est une grâce qui nous donne comme une faculté nouvelle, qui nous permet non pas de comprendre rationnellement, intellectuellement, les mystères de la foi, mais qui nous persuade intérieurement de la vérité de cette parole transmise par l’Église, qui nous nous en donne l’intelligence profonde, qui nous la fait, d’une certaine manière, voir.
Dans un passage très important de ses Discours ascétiques, saint Isaac le Syrien nous dit que la foi commence par l’audition, que nous croyons parce que nous avons entendu un témoignage crédible. S’il nous a paru crédible, c’est déjà parce que le Saint-Esprit éclairait notre cœur. Mais à mesure que nous progressons dans la foi et dans la charité, cette foi qui croyait simplement à des paroles, à des mots, devient ce que saint Isaac appelle la foi qui voit. C’est-à-dire que c’est vraiment un regard nouveau qui s’ouvre dans notre cœur et qui nous fait percevoir les réalités de la foi avec, je dirais, une chaleur, une immédiateté comparable à celle avec laquelle notre vue perçoit les choses qui nous entourent. Quand nous voyons quelque chose avec nos yeux de chair, nous le percevons d’une façon concrète, immédiate, vivante. C’est tout autre chose que de connaître seulement une vérité à travers des idées, des concepts. Eh bien, la grâce du Saint-Esprit, si nous la laissons se développer en nous, si nous y consentons et y coopérons véritablement, nous fait acquérir comme un sens intime de toutes les vérités du christianisme. Elles deviennent pour nous autre chose que des mots et des phrases. Elles en viennent à éveiller vraiment un écho profond dans notre cœur. C’est cela, cette foi qui voit dont nous parle saint Isaac.
 Dans ce passage de ses Discours ascétiques, saint Isaac précise aussitôt que la condition essentielle pour que nous passions de la foi qui entend à la foi qui voit, pour que se développe ainsi en nous ce sens intime des vérités de la foi, est que nous progressions dans toute notre vie spirituelle. Il insiste particulièrement sur le repentir. C’est dans la mesure où nous vivons vraiment dans ce repentir profond de nos fautes, dans la conscience vive de notre pauvreté spirituelle devant le Seigneur, que notre foi peut pleinement s’éveiller en nous. Dans d’autres passages, saint Isaac insiste aussi sur l’importance de l’humilité. Le repentir en nous doit s’épanouir en humilité, en humilité profonde. C’est bien ce que saint Silouane du mont Athos, lui aussi, nous enseigne. Il nous dit que l’humilité est l’œil par lequel nous pouvons voir la Lumière divine.
 Si notre foi est fragile, si notre foi parfois chancelle, la racine profonde de cette crise, – s’il ne s’agit pas seulement d’une épreuve permise par Dieu pour purifier notre cœur et notre foi, – la racine profonde de cette fragilité de notre foi, c’est sans aucun doute l’orgueil, la confiance que nous mettons en nous-mêmes, que nous mettons dans nos jugements propres, l’attachement à nos idées, à ce que nous croyons être nos certitudes dans tous les domaines, même dans les circonstances les plus simples de la vie quotidienne. Si nous laissons cet orgueil se développer en nous, inévitablement notre foi en souffrira. Si le monde où nous vivons a perdu la foi, s’il n’a plus le sens des réalités spirituelles, c’est assurément parce qu’il cultive l’orgueil sous toutes ses formes, sans l’appeler par son nom.
 Et au contraire, dans la mesure où, à travers toutes les occasions de notre vie, nous nous efforcerons de renoncer à toute suffisance, à tout orgueil, à toute confiance mal placée en nous-mêmes, eh bien, à ce moment là, nous serons de plus en plus accueillants à cette grâce de la foi que le Saint-Esprit a déposée en nous au baptême, mais sous la forme d’un petit germe qui doit se développer, et qui ne se développera que dans la mesure où nous y coopérerons en luttant pour devenir plus humbles, en luttant pour devenir intérieurement plus silencieux, plus accueillants à ces lumières que l’Esprit-Saint éveillera en nous. En ce dimanche de l’aveugle-né, demandons au Seigneur, comme les apôtres, d’augmenter notre foi.
Oui, nous avons la foi, mais il faut que notre foi se développe, qu’elle devienne de plus en plus cette foi qui voit, ce regard intérieur qui peut nous guider dans toute notre vie, et aussi nous remplir de joie. Car, dans la mesure où nous avons la certitude de la Résurrection du Seigneur, où nous sommes profondément convaincus de la vérité de ce mystère qui est le cœur de notre foi chrétienne, eh bien, à ce moment là aussi, la joie du Seigneur, cette joie qu’Il nous a apportée – « Je vous donne ma joie, non pas celle que donne le monde » – rayonnera en nous. Que cette joie de notre Père, de son Fils bien-aimé et de l’Esprit-Saint se développe toujours davantage en nous. À la Trinité sainte soit la gloire dans les siècles des siècles. Amen." 
Archimandrite Placide Deseille
La couronne bénie de l' année chrétienne
Homélies pour l’année liturgique
Éditions du Monastère St-Antoine-le-Grand
Père saint, prie Dieu pour nous,
orthodoxes francophones !