Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8

lundi 22 juin 2020

La dignité humaine est de beaucoup supérieure à celle des anges



Extrait  de l'ouvrage "Sainte Photinie l'ermite", qui relate la rencontre de l'auteur avec l'ascète Photinie, (1860 - ?), sur les bords du Jourdain et les entretiens que celui-ci eu avec la vénérable ermite. 

[…] Hier, j’ai oublié, au cours de la conversation, de te prier d’apporter ton étole et ton livre pour bénir les eaux et sanctifier ma demeure. 

- Oh, lui dis-je, quand je pars en voyage, je porte toujours dans ma petite besace, une étole et un petit livre de prières, je peux toujours en avoir besoin… Je ne sais pas comment la pensée m’est venue, hier, de mettre ces objets dans ma besace ; je les avais laissés au Monastère de l’Abba Gérasime. 

Entendant cela, Photinie leva les mains au ciel et dit : 

- Béni soit ton saint nom, ô Père céleste !

Elle fléchit les genoux et se prosterna jusqu’à terre. Puis elle porta ses regards sur moi et me dit :

- Hier, je ne t’ai pas parlé d’étole, parce que le sacerdoce n’est pas dans les ornements mais dans l’âme du prêtre ; par lui agit la grâce divine ; les ornements n’ont pas une importance capitale n’est-ce-pas ? 

- Oui, je suis d’accord avec toi, le sacerdoce est en l’homme lui-même, le prêtre peut offrir sans ornement, car comme on vient de le dire, la prêtrise n’est pas dans les ornements mais en l’homme créé à l’image de Dieu et que la grâce divine rend digne du don de célébrer les saints mystères. S’il porte des ornements, c’est d’une part, pour la grandeur du sacerdoce, de l’autre, parce que l’homme n’a pas encore atteint la cime de la spiritualité, pour comprendre la valeur de l’homme et la majesté de Dieu, comme le Seigneur l’a dit à Nicodème : « Si quand je vous parle des choses terrestres, vous ne croyez pas, comment croirez-vous si je vous parle des choses célestes ? » Je te prie Photinie, développe ta pensée. 

- J’ai pensé que tu avais compris ce que je t’avais dit, c’est pourquoi je ne me suis pas étendue. Ecoute donc. Dieu, comme on l’a dit, est Esprit, Esprit infini. Il est dans l’univers entier et au-delà de tout l’univers. En tant qu’Esprit, Dieu a crée d’autres esprits, comme les Anges, pour qu’ils participent par la Grâce, à sa félicité. Il a aussi créé l’homme d’une manière toute particulière. La Sainte Ecriture dit qu’Il l’a fait à son image et à sa ressemblance, qu’Il lui a donné une volonté plus grande, plus élevée que celle des Anges. Dieu l’a tant honoré, au point que le Fils Lui-même et Verbe de Dieu a pris la nature humaine et qu’Il est apparu Dieu-Homme sur la terre. Si les anges avaient été supérieurs en dignité à l’homme, il se serait fait non pas Homme mais Ange. Les anges n’ont-ils pas servi et ne servent-ils pas les hommes saints ? L’apôtre ne dit-il pas que les anges sont des esprits servants, dépêchés pour servir ceux qui devaient hériter du salut ? Et l’Église du Christ ne chante-t-elle pas la Mère de Dieu comme « plus vénérable que les Chérubins et incomparablement plus glorieuse que les Séraphins » ? La dignité humaine est donc de beaucoup supérieure à celle des anges, car par la pratique des vertus l’homme devient Dieu par la Grâce. « J’ai dit: Vous êtes des dieux, vous êtes tous des fils du Très-Haut » dit l’Écriture. Dieu a créé, en une seule fois, les anges et ils restent, pour cela, les mêmes en dignité et en nombre. Chez les anges, il n’y a pas de différence de sexe, il n’y a pas de mâle et de femelle, parce qu’ils ne sont pas soumis à la nécessité de la naissance et de la mort. Donc, tous les anges, en tant qu’esprits, sont de la même nature et appartiennent au monde spirituel. Mais, puisque, outre le monde spirituel, il y a aussi le monde matériel, l’homme a été créé double, corps et esprit. Par son corps, il appartient au monde matériel et, par son esprit, au monde spirituel. Aussi est-il le lien qui relie le monde matériel et le monde spirituel. Comme la matière prend différents formes et figures, sans pour cela retourner au non-être, de même le corps de l’homme, en tant que matériel, vit de nourriture matérielle, subit des changements ; de nourrisson, il devient enfant puis adulte, homme fait, vieillard, et à la fin son corps se décompose et retourne aux éléments qui l’ont composé. L’âme, en tant qu’esprit, ne subit aucun changement, elle reste toujours la même. L’étude des lettres et des sciences ne lui apportent aucun développement ni rien de semblable. Les lettres et les sciences développent les forces de l’âme qui appartiennent au corps, comme l’intelligence, la mémoire, l’imagination, ect… mais l’âme, en tant qu’être spirituel, reste identique à elle-même, sans changement, car elle n’a pas été tirée de la terre, comme le corps, mais créée d’une manière particulière, par Dieu lui-même, comme le révèle la Sainte Ecriture. Dieu a soufflé sur le corps de l’homme un souffle de vie et l’homme est devenue une âme vivante. L’Ecriture dit tout cela, pour présenter la création toute particulière de l’âme, à savoir qu’elle n’a pas été tirée de la terre mais qu’elle est venue de Dieu immortel, immuable, inaltérable, éternel. Donc l’âme humaine qui reçoit son commencement, non de la matière, mais de Dieu inaltérable et immuable, ne peut-être ni mâle ni femelle, car en ce cas, elle ne serait pas un esprit simple, mais composé de parties multiples. La différence donc se trouve dans le corps. Quand l’âme quitte son corps, elle n’est ni homme, ni femme, elle est comme un ange, dit le Seigneur : « À la Résurrection, on ne se marie plus… mais ils sont comme les anges de Dieu dans les cieux ». D’autre part, s’il y avait dans l’âme une différence mâle-femelle, c’est-à-dire homme-femme, la femme ne pourrait concevoir des enfants ayant une âme d’homme, mais toujours que des filles selon l’âme. Basile le Grand, comme les Pères Théophores, dit que l’âme est au corps de l’homme ce que le feu est au fer embrasé. Y a-t-il un feu femelle et mâle ? Puisque les hommes devaient se multiplier, et Dieu ayant dit : « Croissez et multipliez-vous », il était nécessaire qu’il y eût différence de corps entre l’homme et la femme, pour la multiplication et non, comme certains l’affirment, pour la conservation de l’espèce ; l’homme ne retourne pas au néant, il ne fait que déposer son corps matériel, qui n’est pas nécessaire pour le monde spirituel. Tant que l’homme vit dans le monde matériel, il a besoin de son corps matériel, c’est par lui qu’il communique avec le monde matériel ; dans le monde spirituel, le corps est superflu. Lors de la Résurrection universelle, l’homme récupérera son corps, qui sera alors spirituel, comme l’enseigne l’apôtre Paul : « Il est semé corps animal (matériel) et ressuscite corps spirituel ». Ce corps spirituel n’aura besoin ni de nourriture ni de vêtement ; l’homme vivra alors de la parole de Dieu, comme le Sauveur l’a dit : « L’homme vivra pas seulement de pain, mais de toute parole qui sortira de la bouche de Dieu ». Ce corps ne pourra plus subir de changement ; comme l’esprit, il sera à jamais inaltérable ; il ne sera plus marqué par la différence mâle femelle et il n’y aura plus de désir, ce qui serait insensé. Là où il y a le désir, il y a aussi jalousie, et par conséquent disputes, ce qui est incompatible avec la vie future, qui sera une vie de joie et d’allégresse. Car là où il y a le désir, il y a toujours altération, ce qui ne saurait convenir à ce qui est éternel et immuable ; le changement exclut l’éternel et l’infini, par exemple, croissance et diminution qui signifie altération et changement. L’homme, en son corps, est nourrisson, puis enfant, homme adulte et vieillard et mortel en son corps qui croît ; l’homme ne connaît donc pas de différence selon l’âme. La femme étant, comme on l’a dit, semblable à l’homme, et la religion chrétienne étant une religion spirituelle, comme le Seigneur l’affirme, quand il dit à la Samaritaine : « L’heure vient et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en Esprit et en Vérité », pourquoi la femme alors n’entrerait-elle pas dans le sanctuaire pour y aider au cours des saints Mystères ? Le Sauveur a bien permis à des femmes de l’approcher, de le toucher, d’oindre sa tête et ses pieds ? La tradition ne dit-elle pas que la Mère de Dieu est restée douze ans dans le Temple de Dieu ? Le Fils et Verbe de Dieu n’a-t-il pas habité le sein de la Vierge en laquelle il a pris chair ? Si dans le grand et divin mystère de l’Économie de l’Incarnation, les femmes ont servi plus que les hommes, pourquoi la femme ne servirait-elle pas au cours des saints mystères ?

- Je ne contredis certes pas, mais il y a des cas où la femme ne peut le faire. 

- Je sais à quoi tu penses, à la grossesse et aux règles ; mais elle doit être vierge et, pendant ses périodes, remplacée. 

- À cela je ne contredirai pas, mais les saints Pères ont exclu les femmes du sanctuaire. 

- Oh ! Non pas les Pères, parce que les Apôtres comme les Pères, leurs successeurs, ordonnaient des diaconesses, qui entraient au sanctuaire et servaient pendant la Divine Liturgie. Ce ne sont pas les Pères qui ont exclu les femmes du sanctuaire, mais les passions humaines. Des hommes passionnés, nullement spirituels, pénètrent dans le sanctuaire ; des hommes charnels, des hommes pleins de passions ont été ordonnés prêtres et officiants de notre très sainte religion. Oh ! Jamais de tels êtres ne devraient être faits liturges de notre religion sainte et spirituelle. Ils ne sont pas de digne liturges des saints Mystères. Le liturge qui voit en la femme une femelle ne peut être un digne liturge de notre religion. *

- Comment doit-on alors considérer la femme ?

- Comme un être humain, surtout comme un être spirituel ; le liturge de la religion spirituelle doit voir l’être humain dans sa nature spirituelle et non charnelle. Celui qui pense que la pourpre royale c’est le roi, se trompe, une statue sans âme peut porter la pourpre du roi. Le corps, comme on l’a dit, est le vêtement de l’âme, son instrument ; par lui elle entre en contact avec le monde matériel. Si le corps était l’homme lui-même, il ne subirait pas la mort ou encore la vie éternelle serait un mensonge. 

- D’après tout ce que tu viens de dire, je conclus, Photinie, que tu veux des liturges de notre sainte religion, totalement spirituels. Mais l’homme qui vit au milieu des tribulations de ce monde, agressé par tant de provocations, peut-il arriver à la mesure parfaite de la spiritualité et tout voir avec les yeux spirituels de son âme ? 

- Certes, il le peut, s’il a conscience de sa place et de sa destination. Oui, tous les chrétiens se doivent, autant que possible, de vivre une vie spirituelle, comme l’enseigne l’Apôtre Paul : « La figure de ce monde passe ». Tu as certainement lu comment la moniale digne de l’habit monastique a parlé au moine qui, en l’apercevant, avait dévié de sa route ? 

- Je ne me souviens plus. 

- On lit dans le Patéricon ** qu’une vieille moniale, accompagnéé d’une novice, cheminait sur la route, quand un moine venant en sens inverse les vit et s’écarta de son chemin, pour les éviter. Alors la vieille moniale lui dit : « en vérité, si tu étais un vrai moine, tu ne te serais pas écarté de ton chemin ; tu nous aurais saluées, sans penser que nous étions des moniales, c’est-à-dire des femmes ». Le vrai disciple du Sauveur, appelé homme au sens large***, voit l’homme la créature faite à l’image et à la ressemblance de Dieu. Le Sauveur n’a-t-il pas dit aux Apôtres : « Vous, vous n’êtes pas du monde ». Et il dit la même chose aux servants de son Église. 

- Je vois Photinie, que tu as très bien compris les Saintes Écritures. 

- Selon mes forces et avec l’aide de Dieu, car il ne sert à rien de lire les Saintes Écritures si on ne les comprend pas, selon l’enseignement de l’Apôtre Paul : « La lettre, dit-il, tue, l’esprit vivifie ». 

Et elle se tut. 

Sainte Photinie l’ermite,
 de Joachim Spetsieris
Ed. L’Age d’Homme, 
Col. La lumière du thabor, p.60-65. 

 Notes
* L’opinion de sainte Photinie l’ermite rappelle celle de sa contemporaine, la Mère Catherine, fondatrice du monastère de Lesna, qui souhaitait le retour des diaconesses dans l’Église, comme aux temps apostoliques. Les idées de sainte Photinie, ici, sont fondées sur la conception patristique selon laquelle l’être déifié dépasse les catégories de la chute. Or la division des sexes n’existe qu’en fonction de la chute. Dieu ayant prévu, selon saint Grégoire de Nysse (in La création de l’homme), que l’homme serait privé, par son péché, « du mode d’accroissement angélique », a voulu « éviter que la multiplication du genre humain ne soit tronquée » en donnant à l’homme un mode de reproduction approprié à son état d’après la chute. Tout cela réfute les théories que l’on voit se développer dans certains milieux modernistes de l'Église grecque, selon lesquels l’image de Dieu serait androgyne. Sur cette question, voir P. Patric, La doctrine des Néo-orthodoxes sur l’Amour, Fraternité Orthodoxe Saint-Grégoire-Palamas, Paris, 1990.

 ** Recueil des Apophtegmes des Pères.

 *** Litt. « appelé homme commun (koinos anthropos) ». En grec, anthropos veut dire homme au sens d’être humain, et s’applique en commun à l’homme et à la femme. Le vrai disciple devient comme son maître : notre Sauveur, nouvel Adam, a revêtu toute la nature humaine, telle qu’elle existe avant la division des sexes. La véritable nature de l’homme, c’est son essence à-l’image-de-Dieu. […]

dimanche 21 juin 2020

LA PLUS HAUTE FORME DE L’ESPÉRANCE, C’EST LE DÉSESPOIR SURMONTÉ

« L’optimiste est un imbécile heureux, le pessimiste est un imbécile malheureux. »


Georges Bernanos



« Le mot de pessimisme n’a pas plus de sens à mes yeux que le mot d’optimisme, qu’on lui oppose généralement. Ces deux mots sont presque aussi vidés par l’usage que celui de démocratie, par exemple, qui sert maintenant à tout et à tout le monde, à M. Staline comme à M. Churchill. 

Le pessimiste et l’optimiste s’accordent à ne pas voir les choses telles qu’elles sont. L’optimiste est un imbécile heureux, le pessimiste un imbécile malheureux. Vous pouvez très bien vous les représenter sous les traits de Laurel et Hardy. […] Je sais bien qu’il y a parmi vous des gens de très bonne foi, qui confondent l’espoir et l’optimisme. 

L’optimisme est un ersatz de l’espérance, dont la propagande officielle se réserve le monopole. Il approuve tout, il subit tout, il croit tout, c’est par excellence la vertu du contribuable. Lorsque le fisc l’a dépouillé même de sa chemise, le contribuable s’abonne à une Revue nudiste et déclare qu’il se promène ainsi par hygiène, qu’il ne s’est jamais mieux porté.

Neuf fois sur dix, l’optimiste est une forme sournoise de l’égoïsme, une manière de se désolidariser du malheur d’autrui. Au bout du compte, sa vraie formule serait plutôt ce fameux « après moi le déluge », dont on veut, bien à tort, que le roi Louis XV ait été l’auteur…

L’optimisme est un ersatz de l’espérance, qu’on peut rencontrer facilement partout, et même, tenez par exemple, au fond de la bouteille. Mais l’espérance se conquiert. On ne va jusqu’à l’espérance qu’à travers la vérité, au prix de grands efforts et d’une longue patience. Pour rencontrer l’espérance, il faut être allé au delà du désespoir. Quand on va jusqu’au bout de la nuit, on rencontre une autre aurore.

Le pessimisme et l’optimisme ne sont à mon sens, je le dis une fois pour toutes, que les deux aspects d’une même imposture, l’envers et l’endroit d’un même mensonge. Il est vrai que l’optimisme d’un malade peut faciliter sa guérison. Mais il peut aussi bien le faire mourir, s’il l’encourage à ne pas suivre les prescriptions du médecin. Aucune forme d’optimisme n’a jamais préservé d’un tremblement de terre, et le plus grand optimiste du monde, s’il se trouve dans le champ de tir d’une mitrailleuse, — ce qui aujourd’hui peut arriver à tout le monde — est sûr d’en sortir troué comme une écumoire.

L’optimiste est une fausse espérance à l’usage des lâches et des imbéciles. L’espérance est une vertu, « virtus », une détermination héroïque de l’âme. La plus haute forme de l’espérance, c’est le désespoir surmonté.

Mais l’espoir lui-même ne saurait suffire à tout. Lorsque vous parlez de « courage optimiste », vous n’ignorez pas le sens exact de cette expression dans notre langue et qu’un « courage optimiste » ne saurait convenir qu’à des difficultés moyennes. Au lieu que si vous pensez à des circonstances capitales, l’expression qui vient naturellement à vos lèvres est celle de courage « désespéré », d’énergie « désespérée ». Je dis que c’est précisément cette sorte d’énergie et de courage que le pays attend de nous. »
Georges Bernanos
 La Liberté, pour quoi faire ? (1953)

jeudi 18 juin 2020

Mémorables et exemplaires pour notre époque : les Graničari, sentinelles de notre liberté


Kraj, en serbo-croate, signifie fin, limite, extrémité. On retrouve ce terme dans Ukraine (Ukrajna), « pays des confins » de la Russie. […] cette Krajina va jouer un rôle à la fois tragique et symbolique dans l'interminable martyre de la Serbie. 

L’idée de Vojna Krajina (« confins militaires ») existait déjà au temps de Mathias Corvin, roi de Hongrie (1440-1490). Mais, au XVII° siècle, la monarchie des Habsbourg va lui donner un nouvel essor. Ainsi, une longue ligne défensive, peuplée de Serbes orthodoxes, va s’étendre, sinueuse, depuis l’Adriatique jusqu’à l’Ukraine. Granica (prononcer Granitsa) signifie « frontière » dans toutes les langues slaves. Les paysans serbes (qualifiés parfois de « Valaques », qui a ici plutôt le sens de « nomades ») vont préférer ce statut de sentinelles, et bénéficier des privilèges accordés aux Graničari   habitants des frontières. 

Ainsi les Serbes de Krajina étaient-ils des hommes libres, alors que les paysans croates restaient des serfs. Ces Serbes frontaliers furent exemptés d’impôts, comme des nobles : cela lésait les seigneurs hongrois et croates. De là cette hargne contre les « schismatiques ». 

Autrichiens et Croates trouvaient excellent que les Serbes risquassent leur vie pour la défense de la Chrétienté. Mais dans les périodes relativement calmes, on contestait, on réclamait : les Serbes devaient être soumis à l’impôt, clamait l'archevêque de Zagreb. 

Cependant, un décret de l'empereur Ferdinand II, en 1630, confirma les privilèges des hommes de la Krajina. Puis, pour mettre un terme aux litiges, les Habsbourg transformèrent les « confins militaires » en fief de la Couronne, où les Serbes libres pouvaient vivre selon leur coutume et — cela est à souligner — selon leur foi orthodoxe. Il y avait donc, dans cette Europe centrale où régnait un catholicisme fanatique et outrancier, une oasis de sérénité religieuse, car l’Église orthodoxe est tolérante, et ne convertit personne par contrainte. 

« Le blé et la reconnaissance ne poussent qu'en bonne terre », dit un proverbe allemand. Tout Européen devrait avoir en mémoire la vigilance et le fier courage des gens de la Krajina. Pendant plus de trois siècles, ces soldats-paysans ont assuré la liberté de l’Europe, en la protégeant de la terreur turque. […]

Regardez cette gravure du XVIII‘ siècle, qui représente un guerrier de la Krajina. Sur la tête, il porte le haut bonnet de mouton; entre ses lèvres, il serre une grosse pipe, une vraie « bouffarde » de matelot. Pour le reste, ce Serbe est une panoplie humaine : dans son dos, un fusil à crosse incrustée et ciselée ; à la ceinture, un poignard, un pistolet, une poire à poudre ; accroché à la poitrine, un grand sabre courbe ; cet homme des « confins » a jeté sur ses épaules une grande cape doublée de fourrure. La nuit, en sa maison de semi-nomade, il s’enveloppe dans ce manteau pour dormir à même le sol, sur une natte. Sa femme fait cuire le pain de maïs sous un lit de braises et de cendres. C'est une vie frugale et libre. 

 Ces « Graničari » ont existé pendant des siècles, Serbes hors de Serbie, Serbes de la Serbie la plus vivante, qui ont le devoir de garder la frontière, mais aussi d'entretenir des places fortes, de les cimenter, de construire de nouveaux murs. Ce sont des hommes indépendants, sentinelles de notre liberté. Leur communauté (zadruga) est slave, orthodoxe, différente, refusant de se laisser diluer ou annexer. Mais on a besoin d'eux, de leur valeur. 

Le prosélytisme est vulgaire, parce que c'est une lourde indiscrétion : il est noble de laisser à autrui la libre respiration de son être.

Extrait du livre  La Serbie aux outrages
de Michèle Savary

vendredi 12 juin 2020

QUE TOUS LES ATTISEURS DE HAINE AILLENT CHEZ LEUR MAÎTRE … en enfer !

"Il n'importe donc plus que l'on soit juif ou non juif, esclave ou libre, homme ou femme ; en effet, vous êtes tous un dans la communion avec Jésus-Christ."



Pour ceux qui ne le savent peut-être pas. Voici un bref historique et une explication de la signification du titre du film. Il fait référence à un véritable "Livre Vert" qui a été utilisé comme guide pour faire savoir aux Noirs où ils pouvaient manger, dormir, se procurer du carburant et utiliser une fontaine d'eau lorsqu'ils faisaient des voyages en voiture à travers le Sud pendant l'ère Jim Crow dans le Sud des États-Unis. Il en était ainsi il y a moins de cinquante ans dans le sud du pays. L'histoire racontée dans ce film est une histoire vraie. Green Book : Sur les routes du Sud ou Le Livre de Green au Québec, est un film américain réalisé par Peter Farrelly, sorti en 2018. Il s'agit d'un film biographique sur une tournée réalisée dans les États du Sud en 1962 par le pianiste noir Don Shirley et son chauffeur et garde du corps blanc Tony Vallelonga (dit Tony Lip)

La vie chrétienne n'est pas fondée sur la tolérance mais sur l'amour !

Ce film montre que l'on peut surmonter les préjugés de toutes sortes.
Il montre que chacun peut surmonter les différences qui caractérisent les hommes et leur condition humaine, caractéristiques qui tendent « naturellement », à priori, selon le monde, à les diviser, les éloigner les uns des autres, les refermer sur le groupe de leurs caractéristiques dominantes de condition sociale, d'origine ethnique, de race, de sexe, d'orientation sexuelle. 

 Mais il montre également que chacun n'a pas à vivre dans la honte et qu'il peut assumer, et même aimer, cultiver, voire chérir et être fier de ses propres « caractéristiques », sans ignorer, voire mépriser, vouloir dominer ou pire supprimer de la terre ce qui ne lui ressemble pas.

La foi chrétienne, fondée sur l’Incarnation divine ne s’origine pas nulle part. Elle est née dans une partie de la terre bien définie, dans un peuple particulier, et elle s’est acclimatée ensuite, dès les débuts, aux différentes langues, cultures et ethnies du monde entier tout en demeurant et en vivant selon des principes immuables et universels. Mais elle n’a pas prêché d’idéologie comme le globalisme, l’abolition des frontières, l’indifférenciation, le métissage dans tous les domaines, à tout prix, et encore moins une religion mondiale avec un seul chef religieux d’une religion syncrétiste, ministre des cultes d’un gouvernement mondial. Notre foi n’a jamais prêché un quelconque totalitarisme, qu’il se dise « de droite » ou « de gauche », ni une « dictature du prolétariat » et pas plus une monnaie unique, une dérégulation des marchés et une fausse libération 

Le troupeau de Dieu, notre « Bon pasteur », n’est pas constitué d’une masse de moutons clonés, apeurés, se déplaçant tous en même temps dans l’affolement, pour aller paître où et quand on les y contraint, sous la menace de la morsure de chiens disséminés en tous lieux, parmi eux, déguisés en moutons.

1 Corinthiens 9
19 Car, bien que je sois libre à l'égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous, afin de gagner le plus grand nombre. 20 Avec les Juifs, j'ai été comme Juif, afin de gagner les Juifs; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi quoique je ne sois pas moi-même sous la loi, afin de gagner ceux qui sont sous la loi; 21 avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi quoique je ne sois point sans la loi de Dieu, étant sous la loi de Christ, afin de gagner ceux qui sont sans loi.…

Les hypocrites qui ont la prétention moraliste de dominer la vie de la population entière du globe en prêchant la "tolérance" avec le projet de l'indifférencier pour le Bien de l'humanité sont ceux mêmes qui favorisent la division, alimentent la haine et la violence et dressent les hommes contre les hommes. Ce sont des meurtriers comme leur père Satan car « Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le père du mensonge. » (St Jean Le Théologien et Évangéliste 8:44)

Dans un article précédent j'ai montré tout cela mais je crois bon de le reprendre. Les attiseurs de haine que sont ceux qui de disent "de gauche", "progressistes", "libéraux" ou "démocrates" (à l'américaine) ne chôment pas et chaque fois qu'ils le peuvent, ils divisent. Et leur sinistre action de diviser qui aboutit au chaos et à la guerre de tous contre tous, est inspirée directement du maître de la division et de la désunion qui est le diable lui-même :
  • classe contre classe
  • sexe contre sexe
  • enfants contre parents
  • élèves contre enseignants 
  • race contre race
  • homosexuels contre hétérosexuels
  • immigrés contre citoyens "de souche"
  • homme contre Dieu
Voilà quelques uns des champs d'action favoris de ces hypocrites.
Mais leur paradoxe, que l'on peut plutôt qualifier de ruse stratégique, machiavélique ou  "au mieux" de stupide et funeste aveuglement, c'est de prétendre avoir pour noble objectif de défendre dans tous ces thèmes les victimes d'un pouvoir abusif,   de défendre l'égalité, la justice et la tolérance, alors que leur propagande et leur militance ne font qu'attiser la dissension, la brouille et l'inimitié. Et désormais, de nos jours, ces gens qui nous "gouvernent" (et toutes les organisations satellites, mouvements et militants "de défense"de "communautés"), ne font pas autre chose avec leurs discours et leurs lois  que de favoriser la médisance, la calomnie, la malveillance, de semer la désunion, de réveiller l'aversion, de faire naître l'esprit de revanche et de vengeance, de développer la haine et de faire germer la guerre civile en tout ce qu'ils touchent. Oui, leur action est bien diabolique, sans aucun doute.

  • Plutôt que de favoriser le dialogue au cas par cas dans les entreprises, ils font des lois totalitaires, à appliquer obligatoirement par tous sans le moindre discernement, la moindre souplesse, ni la moindre adéquation à la réalité, qui ne font que durcir "le dialogue social" et contraignent les parties à jouer le jeu d'un rapport de forces dans le travail qui ne fait qu'entériner le principe de l'injustice, c'est à dire la primauté de la loi du plus fort. Peu importe sur quoi se fonde cette force, ni qui gagne, car celui qui a perdu finira par désirer se venger avec ses propres armes et la lutte des classes sera bien entretenue. Un véritable chrétien ne peut se reconnaître dans de telles dispositions. Division.
  • Un chrétien par ailleurs ne peut être machiste pas plus qu'il ne peut être féministe. Ce sont des notions qui lui sont étrangères car ce qui prime ou devrait primer normalement et fondamentalement, chez le chrétien, c'est l'amour et pas le rapport de force entre l'homme et la femme sous le prétexte de la libération du plus "faible". Qu'importe, chez un couple inspiré et nourri par l'amour, qui fait quoi dans l'organisation de la vie conjugale et familiale. Foin de l'idéologie dans un couple qui a pour objectif la construction patiente et l'entretien fervent de l'amour dans la reconnaissance de l'irréductible et dans la persévérance,  dans l'objectif de la sanctification réciproque. La notion de perte et de frustration, due à un sacrifice à cause de l'autre, n'est objet d'aucun rapport de force ni de souci d'égalitarisme. Car si, selon St Paul, la femme est censée suivre son mari, le mari a pour modèle le Sacrifice du Christ car il n'est pas de meilleure preuve d'amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime. Car le premier doit servir le dernier, et l'exemple du plus puissant, le Pantocrator est de se faire humble serviteur pour ceux qui le suivent. Le Christ ne leur lave-t-Il pas les pieds et n'accepte-Il pas de servir, et de souffrir jusqu'à la mort assumée. Certes la société était loin d'avoir réalisé dans les siècles précédents le Royaume sur terre, (pas plus que maintenant) et pour leur majorité,  les femmes demeuraient, mineures aux yeux des hommes. L'intolérable inégalité des salaires, le harcèlement sexuel au travail et désormais dans la rue même, demeurent, scandaleusement. Mais il n'empêche qu'un certain féminisme, devenu "idéologie" d'une guerre des sexes, encore considéré comme une valeur "de gauche",  n'a fait qu'exacerber l'impatience, l'inimitié, et la séparation, et pour finir, par créer les conditions de la  renaissance d'un nouveau machisme venu d'ailleurs, plus abject et violent que le précédent… Les divorces sont en nombre croissant, comme la solitude des célibataires, produits de la division. 
  • Il en est de même avec la survalorisation de la jeunesse. Depuis les années 50, la société marchande n'a cessé de chercher à multiplier et diversifier ses cibles, de façon à augmenter les profits. Les différentes tranches de l'enfance jusqu'à l'adolescence ont subi une propagande de pseudo reconnaissance des droits de l'enfant, de légitime révolte contre les aînés, de prise en compte de leur spécificité par une différenciation prétendue respectueuse de leurs désirs légitimes. Désirs tôt transformés en revendication, en constitution de groupes et de mouvements auto proclamés avec comme point commun la révolte contre "les vieux". Il n'était plus question d'avancer, chacun à son rythme respecté, en passant certes par l'opposition nécessaire et vitale, vers l'âge adulte, mais de valoriser la séparation, la division en classes d'âge et faire affronter "la jeunesse" à tout ce qui était "institutionnel", donc vieux et réactionnaire. Résultat : plus personne ne veut être "vieux" et le "jeunisme" sévit en tout lieu. Pour lutter contre l'abus de pouvoir parental on a rien trouvé de mieux que de renforcer dès le plus jeune âge l'ego des enfants, en favorisant leur désobéissance et leur désir d'indépendance en tout. Mais on n'a malheureusement pas éradiqué l'abandon des enfants, la solution de l'avortement, la maltraitance, ni l'abominable inceste et l'on constate une augmentation des suicides d'enfants. On a seulement favorisé l'égoïsme grandissant des parents, désirant avant tout "profiter de la vie", et celui des enfants qui ont désormais "le droit" d'avoir leur "indépendance", c'est à dire de ne plus communiquer avec leur parents, d'avoir leur vie séparée. C'est une oeuvre de division là encore. Et à l'instar de la lutte des classe, et la guerre des sexes, la guerre des âges est née et s'est développée sous le prétexte en apparence généreux de la reconnaissance des droits de l'enfant, thème de gauche certainement aussi. Division.
  • Évidemment cette même survalorisation de l'état passager de la jeunesse (même si l'on fait tout pour la prolonger et la conserver le plus longtemps possible par tous les moyens) s'est appliquée à l'école et aux relations entre enseignants et élèves. On a voulu en suivant les théories d' idéologues "de gauche", autoproclamés spécialistes de la pédagogie, "mettre l'enfant au centre du système" et on a substitué l'éducation ( normalement réservée aux familles et non à l'état sauf dans les régimes totalitaires nazi ou communiste) à l'instruction. On sait ce qu'il en est advenu : de moins en moins de respect de l'enseignant, jusqu'à la remise en cause, l'insulte et les agressions physiques. Un rapport de forces quasi constant. Un souci de démocratie a sans doute motivé une participation croissante des parents d'élèves dans les affaires de l'école jusqu'à l'ingérence directe. Là encore qu'a-t-on obtenu ? Opposition de deux camps. Méfiance, médisance, calomnie, et division entre élèves et enseignants et parents et enseignants. Division.
  • Le bon accueil et le respect de l'étranger, principes bibliques et chrétiens se sont transformés dans le discours "de gauche" en survalorisation  de sa culture et de ses us et coutumes d'origine, fussent-elles en contradiction évidente avec celles de ceux qui accueillaient. Qui plus est,  cela s'est fait contre la culture d'accueil, son mode de vie, son mode de relations humaines, son mode d'éducation des enfants, ses valeurs morales, à partir de ce moment-là critiquées, dévalorisées, dénigrées, chargées de tous les maux du monde, et pour finir réduites à néant avec un acharnement inconcevable et tel qu'il devenait une paradoxale haine de soi, une autoflagellation permanente à tout propos jusqu'à nourrir le désir de remplacement de sa propre culture par celles des autres; tout cela  dans un projet suicidaire d'autodestruction.  Le prétendu respect de l'étranger et de la différence a en réalité favorisé et consolidé la constitution de ghettos, le refus de l'intégration et de l'assimilation des immigrés, jusqu'à nourrir le mépris de la culture d'accueil, voire le désir de la remplacer par celle que l'on a pourtant quittée pour des terres meilleures, paradoxalement. Tout cela a attisé la haine et la division. Clairement encore une fois la division.
  • Le Christianisme authentique abandonné, méconnu voire inconnu, déformé voire même inventé, ne condamne jamais le pécheur mais seulement le péché. L'homosexualité n'est rien d'autre qu'une propension "naturelle" (trop "naturelle") comme une autre, à pécher dans un domaine particulier. De même pourquoi est-on infidèle, obsédé par le sexe, goinfre, ivrogne, violent… etc. ? On peut sans doute tenter et même parvenir à "comprendre" pourquoi, pour essayer de changer ce que l'on voit bien comme étant source de mauvaise vie pour soi et d'effets néfastes pour les autres. Et sans aucun doute est-ce condamnable aux yeux des hommes comme au regard de Dieu.  Mais Dieu ne veut pas la mort du pécheur mais qu'il vive et qu'il se retourne vers Lui, et réoriente et dépasse ses passions en les transfigurant pour en utiliser l'énergie non pour jouir de façon éphémère dans cette vie terrestre et matérielle en s'y perdant pour ensuite en goûter l'amertume quand la frustration apparaît inévitablement pour les  raisons diverses de la finitude de la condition humaine…  mais pour jouir de l'incommensurable jouissance de la vie éternelle du Royaume Céleste que vivent déjà les saints, de leur vivant, sur cette terre, en participant des énergies divines. Le vrai Christianisme n'a jamais préconisé le mépris et la persécution des homosexuels parce que la perspective chrétienne offre une transcendance que refusent volontairement et obstinément les "bonnes consciences de gauche".  Aussi, encore une fois, "la reconnaissance des droits des homosexuels", leur réduction à une étiquette (marchande en fait), à une prétendue "identité" (comme si l'on pouvait réduire un homme à ses tendances dans quelque domaine que ce soit) dans le même mouvement de valorisation de la différence, a produit tout le contraire de ce qu'elle prétendait obtenir ; c'est à dire plus que jamais la constitution de ghettos, de lobbies, de démonstrations, d'exhibition et de parades qui n'ont fait que nourrir et augmenter l'intolérance, le mépris, voire la haine et la violence de ceux qui ne supportent pas justement cette "différence".  Et encore une fois c'est le ressentiment et la Division qui ont été nourris.
  • Que dire du racisme sinon qu'en tant que méfiance, rejet de ceux qui ne sont pas de la famille, du même village, de la même région, du même pays, de la même ethnie, de la même classe sociale… etc.  c'est malheureusement la chose la mieux partagée au monde ! L'accusation de "racisme" est devenue pour ceux qui ne l'ont jamais vécu (et qui prétendent abusivement en parler !) un réflexe de prêt à penser automatique que l'on dégaine pour tout et n'importe quoi en suivant servilement (et paresseusement) la doxa médiatique bien pensante. À qui veut-on faire croire   que c'est automatiquement et évidemment le méchant blanc européen qui a l'apanage du racisme ? Pas à moi en tout cas qui ai choisi d'aller vivre et travailler pendant quelques années en Afrique et en Afrique du Nord. Pas à moi qui ai vu de mes propres yeux comment une ethnie dominante exerçait un pouvoir tyrannique sur les toutes les autres,  en persécutait une autre, réduisait en esclavage une autre encore plus faible. Pas à moi dont un copain bassiste (originaire d'un pays frontalier) avec lequel je faisais de la musique s'était fait traiter de "plus nègre que noir" par un douanier du pays où nous vivions. J'avais été élevé par un père athée dans l'indifférence aux races, aux préférences sexuelles et aux classes sociales et j'étais allé  avec enthousiasme "aux sources du jazz" (musique que je pratiquais  en France avant de partir) et j'ai rencontré le racisme sans m'être douté une seconde que cela existait entre africains même… Est-ce que le racisme n'existait pas également dans le pays du Maghreb où j'ai travaillé plus tard ? Il y était de bon ton pour certains de se revendiquer comme "descendants du Prophète" et de mépriser les "fils de bergers" indigènes, de traiter les habitants du Souf de "foncés" et de rappeler aux noirs qu'ils étaient "des fils d'esclaves"… J'ai été le témoin de tout cela et je me garderai bien de parler de racisme anti-blancs ou de racisme anti-roumis. Inutile… Ce dont je témoigne seulement c'est du racisme entre des personnes supposées être les victimes privilégiées du racisme européen. J'ai aimé ces pays africains et j'y ai laissé de vrais amis, des personnes hospitalières, honnêtes, conviviales, à l'esprit critique, elles. Qu'a fait "la gauche" depuis toutes ces décennies jusqu'à maintenant encore ? Désigner des bourreaux et plaindre des victimes et tout cela sans connaissance réelle ni expérience, avec des grilles d'interprétation pré-construites qui sont autant de lits de Procuste peu adéquats à rendre compte de la réalité. Avec encore une fois la volonté de réduire les personnes à des étiquettes, compartimenter, diviser, faire affronter des groupes, attiser la haine. Qui alimente la haine réellement ? De quel lieu idéologique sont ceux qui ont contribué à développer des ghettos culturels et urbains sous prétexte (contradictoire) d'"ouverture à l'autre", de "tolérance", de "valorisation de la différence" ?   Qui a semé les graines de la guerre civile ? Qui en a cultivé soigneusement les champs ? Les mêmes.


mardi 9 juin 2020

Tournage d'un film sur la vie de Saint Nectaire d'Égine

Photo: orthodoxianewsagency.gr

Photo: orthodoxianewsagency.gr      


Selon des sources de l' Orthodoxia News Agency , le tournage de «L'homme de Dieu», un film gréco-américain sur la vie de Saint Nectaire d'Égine, a commencé lundi 8 juin.
Les premiers tournages auront lieu au monastère de Pendeli, dans le parc technologique de Lavrio, à Plaka et sur l'île d'Égine.
Le film est fondé sur la vie de Saint Nectaire avec toutes les épreuves qu'il a traversées. Expulsé et calomnié sans raison, endurant la haine implacable de ses ennemis, il a néanmoins continué à prêcher avec persistance selon la volonté du Seigneur dans son ministère pastoral.

Le film emploie 95 acteurs de Grèce (parmi lesquels Nikitas Tsakiroglu, Kariofiliya Karambeti, Janis Stankoglu, Christos Lulis et Gerasimos Skiadares) , de Russie (Alexander Petrov) et d'Amérique, dont l'acteur russe  l'acteur américain et Mickey Rourke 

Jelena Popovic, écrivain, productrice et actrice connue pour Seul au monde (2000), avec Tom Hanks, LA Superheroes (2013) et Moses the Black , Américaine d'origine serbe, captivée par la vie de Saint Nectaire quand elle l'a lu en 2012, est la scénariste et la réalisatrice du film.



Lorsque ses études de physique théorique ont été interrompues par la guerre de Sarajevo en 1992, Jelena Popovic a émigré au Canada et a obtenu un baccalauréat en production cinématographique à l'Université du Québec à Montréal. Travaillant principalement avec l'Office national du film du Canada depuis 2000, elle a forgé ses compétences en tant que directrice de production et productrice associée sur les films documentaires et d'animation conventionnels, interactifs et hybrides. Elle a réalisé The Knights of Orlando (2007), un documentaire sur la guerre et les jeux de guerre, et a monté plusieurs films d'animation, dont le court-métrage de Patrick Doyon aux Oscars dimanche (2011) et plusieurs éditions de Hothouse, le programme d'apprentissage acclamé de l'ONF pour les cinéastes émergents. Elle est devenue productrice au Studio d'animation de l'ONF en janvier 2014 et a depuis sorti une douzaine de films primés.

La musique du film est écrite par le célèbre compositeur de musiques de film polonais Zbigniew Praisner (voir interview), plusieurs fois primé pour ses œuvres (Cesar, Golden Globe) 


Aris Servetalis interprète le rôle de Saint Nectaire, il est marié à l'artiste Efi Birba.

"L'orthodoxie a changé ma vie"

L'actrice grecque également dramaturge, chorégraphe et musicienne Marthilia Svarna, jouera le rôle de la moniale Euphemia qui était proche du saint et l'a assisté jusqu'à son dernier souffle et
assistera au premier miracle après son repos dans L'hôpital d'Areto, qui est arrivé à un homme paralysé (joué par Mickey Rourke).


Elle a 23 ans et a fait un parcours brillant et créatif sur la scène musicale et théâtrale, en chorégraphie, alors qu'elle a également publié un livre.

Après ses études dans les arts de la scène et le théâtre musical à Londres, elle a poursuivi ses études à la célèbre école de Lee Strasberg pour terminer ses études, se spécialisant dans la méthode d'acteur Strasberg à Los Angeles, vivant au cœur d'Hollywood.

La jeune actrice a été récompensée à Londres pour ses chorégraphies, elle a joué dans des productions telles que "Bring It On: The Musical" et "Little Shop Of Horrors: The Musical", mais a également fait de remarquables performances en public dans des scènes musicales.



Distribution :



Mickey Rourke
L’homme paralysé
Alexander Petrov
Kostas
Tonia Sotiropoulou
Maria
Aris Servetalis
Saint Nectaire
Yannis Stankoglou
Spiros
Manos Gavras
Yannis
Pavlos Kourtidis
L'homme en haillons
Karyofyllia Karabeti
Voula
Alexandros Mylonas
Métropolite Meletios
Marthilia Svarna
Moniale Euphemia
Michalis Ikonomou
Vassili
Yannis Anastasakis
Métropolite Theoklitos
Nikitas Tsakiroglou
Patriarche Sophronios
Menelaos Hazarakis
Archimandrite




lundi 8 juin 2020

FOI ET POLITIQUE - Peut-on être chrétien "de gauche" ?

Au vu de tous les mouvements qui enflamment les rues des grandes métropoles du monde il me semble nécessaire de refaire cette mise au point : je republie donc un post de 2014.


Peut-on être chrétien "de gauche"* ?

Bien sûr qu'il y en a et même pas mal d'Orthodoxes qui le prétendent sans doute…
Pourtant est-ce compatible ? Sont-ce vraiment des chrétiens ?
Je prétends que non. Absolument non.  Je prétends que les idéologues, les militants, les politiques, les faiseurs de lois, et leurs applicateurs zélés, les médias qui les soutiennent, tous gens "de gauche" sont désormais plus nus autant que leur roitelet… on connaît désormais leur pseudo générosité même chez les moins révolutionnaires. En aucun cas ils ne peuvent être chrétiens et pas seulement parce qu'une large partie d'entre eux sont en effet anti-chrétiens par conviction, mais avant tout parce qu'ils sont,  par leur propagande comme par leurs actions, de parfaits serviteurs du diable.

Et là il faut rappeler ce qu'est le diable. 
Non pas ce personnage rouge et cornu ou noir et poilu, selon je ne sais quel folklore, auquel plus personne ne croit (ce qui est une grande réussite du diable)  sauf quelques attardés et naïfs idolâtres de satanistes, mais celui dont toute l'action masquée, hypocrite et trompeuse et éminemment malveillante, malfaisante, et pour finir mortifère ne cesse de pervertir tout ce qu'il touche et tous ceux qu'il touche afin de causer leur perte.
Prenez votre Bailly et lisez bien la définition des mots diaboli (διαβολή)  et diabolos ( διάβολος) en grec, d'où nous vient le mot diable et vous allez comprendre rapidement :



Si l'on considère les fondements des idéologies et des évènements historiques qui s'en sont inspirés et qui nourrissent "la gauche" dans nos contrées (le "libéralisme" ou "démocrates"outre-Atlantique) depuis quelques siècles jusqu'à l'apothéose  contemporaine, on ne voit qu'exaltation de la division, de la désunion, de l'inimitié, de l'envie, de la haine et de la guerre en effet :
  • classe contre classe
  • sexe contre sexe
  • enfants contre parents
  • élèves contre enseignants 
  • race contre race
  • homosexuels contre hétérosexuels
  • immigrés contre citoyens "de souche"
  • homme contre Dieu
Voilà quelques uns des thèmes favoris de cette "gauche".
Mais leur paradoxe, que l'on peut plutôt qualifier de ruse stratégique, machiavélique ou  "au mieux" de stupide et funeste aveuglement, c'est de prétendre avoir pour noble objectif de défendre dans tous ces thèmes  les victimes d'un pouvoir abusif,   de défendre l'égalité, la justice et la tolérance, alors que leur propagande et leur militance ne font qu'attiser la dissension, la brouille et l'inimitié. Et désormais, de nos jours, ces gens qui nous "gouvernent" ne font pas autre chose avec leurs discours et leurs lois  que de favoriser la médisance, la calomnie, la malveillance, de semer la désunion, de réveiller l'aversion, de développer la haine et de faire germer la guerre civile en tout ce qu'ils touchent. Oui leur action est bien diabolique, sans aucun doute.
  • Plutôt que de favoriser le dialogue au cas par cas dans les entreprises, ils font des lois totalitaires, à appliquer obligatoirement par tous sans le moindre discernement, la moindre souplesse, ni la moindre adéquation à la réalité, qui ne font que durcir "le dialogue social" et contraignent les parties à jouer le jeu d'un rapport de forces dans le travail qui ne fait qu'entériner le principe de l'injustice, c'est à dire la primauté de la loi du plus fort. Peu importe sur quoi se fonde cette force, ni qui gagne, car celui qui a perdu finira par désirer se venger avec ses propres armes et la lutte des classes sera bien entretenue. Un véritable chrétien ne peut se reconnaître dans de telles dispositions. Division.
  • Un chrétien par ailleurs ne peut être machiste pas plus qu'il ne peut être féministe. Ce sont des notions qui lui sont étrangères car ce qui prime ou devrait primer normalement et fondamentalement, chez le chrétien, c'est l'amour et pas le rapport de force entre l'homme et la femme sous le prétexte de la libération du plus "faible". Qu'importe, chez un couple inspiré et nourri par l'amour, qui fait quoi dans l'organisation de la vie conjugale et familiale. Foin de l'idéologie dans un couple qui a pour objectif la construction patiente et l'entretien fervent de l'amour dans la reconnaissance de l'irréductible et dans la persévérance,  dans l'objectif de la sanctification réciproque. La notion de perte et de frustration, due à un sacrifice à cause de l'autre, n'est objet d'aucun rapport de force ni de souci d'égalitarisme. Car si, selon St Paul, la femme est censée suivre son mari, le mari a pour modèle le Sacrifice du Christ car il n'est pas de meilleure preuve d'amour que de donner sa vie pour ceux que l'on aime. Car le premier doit servir le dernier, et l'exemple du plus puissant, le Pantocrator est de se faire humble serviteur pour ceux qui le suivent. Le Christ ne leur lave-t-Il pas les pieds et n'accepte-Il pas de servir, et de souffrir jusqu'à la mort assumée. Certes la société était loin d'avoir réalisé dans les siècles précédents le Royaume sur terre, (pas plus que maintenant) et pour leur majorité,  les femmes demeuraient, mineures aux yeux des hommes. L'intolérable inégalité des salaires, le harcèlement sexuel au travail et désormais dans la rue même, demeurent, scandaleusement. Mais il n'empêche qu'un certain féminisme, devenu "idéologie" d'une guerre des sexes, encore considéré comme une valeur "de gauche",  n'a fait qu'exacerber l'impatience, l'inimitié, et la séparation, et pour finir, par créer les conditions de la  renaissance d'un nouveau machisme venu d'ailleurs, plus abject et violent que le précédent… Les divorces sont en nombre croissant, comme la solitude des célibataires, produits de la division. 
  • Il en est de même avec la survalorisation de la jeunesse. Depuis les années 50, la société marchande n'a cessé de chercher à multiplier et diversifier ses cibles, de façon à augmenter les profits. Les différentes tranches de l'enfance jusqu'à l'adolescence ont subi une propagande de pseudo reconnaissance des droits de l'enfant, de légitime révolte contre les aînés, de prise en compte de leur spécificité par une différenciation prétendue respectueuse de leurs désirs légitimes. Désirs tôt transformés en revendication, en constitution de groupes et de mouvements auto proclamés avec comme point commun la révolte contre "les vieux". Il n'était plus question d'avancer, chacun à son rythme respecté, en passant certes par l'opposition nécessaire et vitale, vers l'âge adulte, mais de valoriser la séparation, la division en classes d'âge et faire affronter "la jeunesse" à tout ce qui était "institutionnel", donc vieux et réactionnaire. Résultat : plus personne ne veut être "vieux" et le "jeunisme" sévit en tout lieu. Pour lutter contre l'abus de pouvoir parental on a rien trouvé de mieux que de renforcer dès le plus jeune âge l'ego des enfants, en favorisant leur désobéissance et leur désir d'indépendance en tout. Mais on n'a malheureusement pas éradiqué l'abandon des enfants, la solution de l'avortement, la maltraitance, ni l'abominable inceste et l'on constate une augmentation des suicides d'enfants. On a seulement favorisé l'égoïsme grandissant des parents, désirant avant tout "profiter de la vie", et celui des enfants qui ont désormais "le droit" d'avoir leur "indépendance", c'est à dire de ne plus communiquer avec leur parents, d'avoir leur vie séparée. C'est une oeuvre de division là encore. Et à l'instar de la lutte des classe, et la guerre des sexes, la guerre des âges est née et s'est développée sous le prétexte en apparence généreux de la reconnaissance des droits de l'enfant, thème de gauche certainement aussi. Division.
  • Évidemment cette même survalorisation de l'état passager de la jeunesse (même si l'on fait tout pour la prolonger et la conserver le plus longtemps possible par tous les moyens) s'est appliquée à l'école et aux relations entre enseignants et élèves. On a voulu en suivant les théories d' idéologues "de gauche", autoproclamés spécialistes de la pédagogie, "mettre l'enfant au centre du système" et on a substitué l'éducation ( normalement réservée aux familles et non à l'état sauf dans les régimes totalitaires nazi ou communiste) à l'instruction. On sait ce qu'il en est advenu : de moins en moins de respect de l'enseignant, jusqu'à la remise en cause, l'insulte et les agressions physiques. Un rapport de forces quasi constant. Un souci de démocratie a sans doute motivé une participation croissante des parents d'élèves dans les affaires de l'école jusqu'à l'ingérence directe. Là encore qu'a-t-on obtenu ? Opposition de deux camps. Méfiance, médisance, calomnie, et division entre élèves et enseignants et parents et enseignants. Division.
  • Le bon accueil et le respect de l'étranger, principes bibliques et chrétiens se sont transformés dans le discours "de gauche" en survalorisation  de sa culture et de ses us et coutumes d'origine, fussent-elles en contradiction évidente avec celles de ceux qui accueillaient. Qui plus est,  cela s'est fait contre la culture d'accueil, son mode de vie, son mode de relations humaines, son mode d'éducation des enfants, ses valeurs morales, à partir de ce moment-là critiquées, dévalorisées, dénigrées, chargées de tous les maux du monde, et pour finir réduites à néant avec un acharnement inconcevable et tel qu'il devenait une paradoxale haine de soi, une autoflagellation permanente à tout propos jusqu'à nourrir le désir de remplacement de sa propre culture par celles des autres; tout cela  dans un projet suicidaire d'autodestruction.  Le prétendu respect de l'étranger et de la différence a en réalité favorisé et consolidé la constitution de ghettos, le refus de l'intégration et de l'assimilation des immigrés, jusqu'à nourrir le mépris de la culture d'accueil, voire le désir de la remplacer par celle que l'on a quittée pour des terres meilleures, paradoxalement. Tout cela a attisé la haine et la division. Clairement encore une fois la division.
  • Le Christianisme authentique abandonné, méconnu voire inconnu, déformé voire même inventé, ne condamne jamais le pécheur mais seulement le péché. L'homosexualité n'est rien d'autre qu'une propension "naturelle" (trop "naturelle") comme une autre, à pécher dans un domaine particulier. Pourquoi est-on infidèle, obsédé par le sexe, goinfre, ivrogne, violent… etc. ? On peut sans doute tenter et même parvenir à "comprendre" pourquoi, pour essayer de changer ce que l'on voit bien comme étant source de mauvaise vie pour soi et d'effets néfastes pour les autres. Et sans aucun doute est-ce condamnable aux yeux des hommes comme au regard de Dieu.  Mais Dieu ne veut pas la mort du pécheur mais qu'il vive et qu'il se retourne vers Lui, et réoriente et dépasse ses passions en les transfigurant pour en utiliser l'énergie non pour jouir de façon éphémère dans cette vie terrestre et matérielle en s'y perdant pour ensuite en goûter l'amertume quand la frustration apparaît inévitablement pour les  raisons diverses de la finitude de la condition humaine…  mais pour jouir de l'incommensurable jouissance de la vie éternelle du Royaume Céleste que vivent déjà les saints, de leur vivant, sur cette terre, en participant des énergies divines. Le vrai Christianisme n'a jamais préconisé le mépris et la persécution des homosexuels parce que la perspective chrétienne offre une transcendance que refusent volontairement et obstinément les "bonnes consciences de gauche".  Aussi, encore une fois, "la reconnaissance des droits des homosexuels", leur réduction à une étiquette (marchande en fait), à une prétendue "identité" (comme si l'on pouvait réduire un homme à ses tendances dans quelque domaine que ce soit) dans le même mouvement de valorisation de la différence, a produit tout le contraire de ce qu'elle prétendait obtenir ; c'est à dire plus que jamais la constitution de ghettos, de lobbies, de démonstrations, d'exhibition et de parades qui n'ont fait que nourrir et augmenter l'intolérance, le mépris, voire la haine et la violence de ceux qui ne supportent pas justement cette "différence".  Et encore une fois c'est le ressentiment et la Division qui ont été nourris.
  • Que dire du racisme sinon qu'en tant que méfiance, rejet de ceux qui ne sont pas de la famille, du même village, de la même région, du même pays, de la même ethnie, de la même classe sociale… etc.  c'est malheureusement la chose la mieux partagée au monde ! L'accusation de "racisme" est devenue pour ceux qui ne l'ont jamais vécu (et qui prétendent abusivement en parler !) un réflexe de prêt à penser automatique que l'on dégaine pour tout et n'importe quoi en suivant servilement (et paresseusement) la doxa médiatique bien pensante. À qui veut-on faire croire   que c'est automatiquement et évidemment le méchant blanc européen qui a l'apanage du racisme ? Pas à moi en tout cas qui ai choisi d'aller vivre et travailler pendant quelques années en Afrique et en Afrique du Nord. Pas à moi qui ai vu de mes propres yeux comment une ethnie dominante exerçait un pouvoir tyrannique sur les toutes les autres,  en persécutait une autre, réduisait en esclavage une autre encore plus faible. Pas à moi dont un copain bassiste (originaire d'un pays frontalier) avec lequel je faisais de la musique s'était fait traiter de "plus nègre que noir" par un douanier du pays où nous vivions. J'avais été élevé par un père athée dans l'indifférence aux races, aux préférences sexuelles et aux classes sociales et j'étais allé  avec enthousiasme "aux sources du jazz" (musique que je pratiquais  en France avant de partir) et j'ai rencontré le racisme sans m'être douté une seconde que cela existait entre africains même… Est-ce que le racisme n'existait pas également dans le pays du Maghreb où j'ai travaillé plus tard ? Il y était de bon ton pour certains de se revendiquer comme "descendants du Prophète" et de mépriser les "fils de bergers" indigènes, de traiter les habitants du Souf de "foncés" et de rappeler aux noirs qu'ils étaient "des fils d'esclaves"… J'ai été le témoin de tout cela et je me garderai bien de parler de racisme anti-blancs ou de racisme anti-roumis. Inutile… Ce dont je témoigne seulement c'est du racisme entre des personnes supposées être les victimes privilégiées du racisme européen. J'ai aimé ces pays africains et j'y ai laissé de vrais amis, des personnes hospitalières, honnêtes, conviviales, à l'esprit critique, elles. Qu'a fait "la gauche" depuis toutes ces décennies jusqu'à maintenant encore ? Désigner des bourreaux et plaindre des victimes et tout cela sans connaissance réelle ni expérience, avec des grilles d'interprétation pré-construites qui sont autant de lits de Procuste peu adéquats à rendre compte de la réalité. Avec encore une fois la volonté de réduire les personnes à des étiquettes, compartimenter, diviser, faire affronter des groupes, attiser la haine. Qui alimente la haine réellement ? De quel lieu idéologique sont ceux qui ont contribué à développer des ghettos culturels et urbains sous prétexte (contradictoire) d'"ouverture à l'autre", de "tolérance", de "valorisation de la différence" ?   Qui a semé les graines de la guerre civile ? Qui en a cultivé soigneusement les champs ? Les mêmes. De gauche. Encore une fois qui sert la Division ? Qui se fait serviteur du diable ?
Peut-on donc être chrétien "de gauche" c'est à dire socio-démocrate en gros, ("progressistes" on dit maintenant) ?  
Je prétends que non. Absolument non. 
Je ne parlerai bien sûr pas de tous ceux qui ont persécuté et massacré les chrétiens du temps de l'Union des Républiques "SOCIALISTES "…
Note
Maxime Martinez

« Quelle beauté sauvera le monde? »



Dans l'œuvre de Dostoïevski, L'idiot, Hippolyte Terentiev demande au prince Mychkine : « Quelle beauté sauvera le monde? » 

La philosophe française Simone Weil, a écrit : «Dans tout ce qui suscite en nous le sentiment pur et authentique de la beauté, il y a réellement la présence de Dieu. Il y a presque une incarnation de Dieu dans le monde, dont la beauté est le signe»
 La beauté, comme la bonté sont les attributs du «Dieu qui s'est fait homme pour que l'homme devienne Dieu». 
Encore faut-il être réceptif à cette beauté dans les petites choses de la vie quotidienne ordinaire, jusque dans les détails discrets de la nature, dans les splendeurs vertigineuses de l'univers infini, comme dans les multiples et surprenantes facettes des êtres qui attendent encore d'être mises à jour. Découvrir cette beauté qui est partout présente et qui remplit tout, la célébrer et aussi la créer, la cultiver et en faire bénéficier notre entourage et notre environnement avec les moyens dont dispose chacun de le faire, à sa mesure, chaque fois que nous en avons l'occasion, sans mégalomanie mais avec conviction. C'est aussi une question de survie, culturelle, physique et spirituelle.





 Lettre du Saint Apôtre Paul aux Galates 5
13 Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair; mais rendez-vous, par la charité, serviteurs les uns des autres. 14 Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. 15 Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde que vous ne soyez détruits les uns par les autres. 16 Je dis donc: Marchez selon l'Esprit, et vous n'accomplirez pas les désirs de la chair. 17 Car la chair a des désirs contraires à ceux de l'Esprit, et l'Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez. 18 Si vous êtes conduits par l'Esprit, vous n'êtes point sous la loi. 19 Or, les oeuvres de la chair sont manifestes, ce sont l'impudicité, l'impureté, la dissolution, 20 l'idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, 21 l'envie, l'ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d'avance, comme je l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le royaume de Dieu. 22 Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance; 23 la loi n'est pas contre ces choses. 24 Ceux qui sont à Jésus Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. 25 Si nous vivons par l'Esprit, marchons aussi selon l'Esprit. 26 Ne cherchons pas une vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, en nous portant envie les uns aux autres.
F. Sychkov. Récolte des herbes le jour de la Trinité.
avant 1917
Jour de la Trinité de P.A Sukhodolsky . 1884


dimanche 7 juin 2020

Connaître la volonté de Dieu

Saint Ancien Joseph l'Hésychaste

"Lorsque vous voulez connaître la volonté de Dieu, mettez la vôtre de côté, ainsi que toute autre pensée ou projet et, avec une grande humilité, demandez à en prendre conscience dans vos prières. Alors tout ce qui est formé ou que vous ressentez dans votre cœur sera de Dieu. Ceux qui ont plus d'audace et sont habitués à prier pour cela, entendent l'instruction plus clairement en eux-mêmes et deviennent plus prudents dans leur vie, ne faisant rien sans l'instruction divine."

samedi 6 juin 2020

«La vie sans "Saint Mystère" est comme une maladie grave sans médecine» par Mgr Nicolas de Mesogaia et Lavreotiki


NOTE DE LA RÉDACTION (Nick Stamatakis): 
Le métropolite de Mesogaias Nikolaos a plus de références médicales et scientifiques que la plupart des médecins que nous voyons quotidiennement à la télévision, et en même temps, il se trouve être l'un des plus grands leaders orthodoxes de notre temps. Ce discours a été initialement publié en juillet 2010 en réponse à la pandémie de grippe porcine, lorsque la question de l'administration de la Sainte Communion a de nouveau été mise en avant et au centre - et je dois noter ici que la grippe porcine n'était pas aussi bénigne que la coronavirus actuel. C'était très contagieux… Nous le republions ici en anglais et en grec, dans l'espoir d'éclairer la discussion et d'éclairer les décisions de nos dirigeants d'église. L'histoire de l'orthodoxie nous enseigne que la foi souffre aussi occasionnellement de virus et que le plus dangereux est le «doute». Parmi les premiers à être touchés par le virus du «doute», il y a les prêtres et les hiérarchies, en particulier ceux qui sont dévoués à la vie luxueuse que nous avons tous vécu dans les temps modernes… Et ceux qui ont de grandes ambitions mondaines et des objectifs et des plans «mondiaux» encore plus grands  dont Bartholomée de Constantinople…

«      Mes chers frères, 
Récemment, à l'occasion de l'éclatement de la pandémie de grippe porcine, la question de la possibilité de transmettre des maladies par la Sainte Communion a été soulevée, comme il se doit.
Malheureusement, souvent avec une langue irrespectueuse, un style ironique et des arguments non fondés, plus d’un tente de déconstruire notre foi à un moment où nous n'avons plus d'autre soutien à conserver. Donc, à cette occasion, je pense qu'il serait bon de dire quelques vérités, nécessaires pour sauver le précieux trésor de la foi en nous.
Depuis deux mille ans, notre Église transmet la grâce de ses mystères de la manière bien connue et si bienheureuse en même temps de «guérir et guérir l'âme et le corps».
L'Église ne s'est jamais souciée de la logique moderne du doute impie, mais elle vit chaque jour l'expérience de la confirmation d'un grand miracle. Est-il possible que la sainte communion cause la maladie ou le moindre dommage?
Est-il possible que le Corps et le Sang de notre Seigneur et de Dieu contaminent notre corps et notre sang? Est-il possible qu'une expérience quotidienne de deux mille ans soit brisée par la rationalité et la froideur superficielle de notre temps?
Depuis des siècles, les fidèles, sains comme malades reçoivent le même calice sacré et la même cuillère sainte, que nous ne lavons jamais, que nous ne désinfectons jamais, et rien n'a jamais été observé.
Les prêtres des maisons de repos et des hôpitaux, même ceux consacrés aux maladies les plus infectieuses, donnent la sainte communion aux fidèles et catalysent avec révérence la sainte communion et vivent longtemps.
La sainte communion est la plus sacrée des choses saintes que nous avons en tant qu'Église et en tant que peuple, la plus grande médecine de l'âme et du corps. C'est à la fois l'enseignement et l'expérience de notre Église.
Ceux qui ne croient pas au miracle de la résurrection du Seigneur, ceux qui ridiculisent sa naissance virginale, ceux qui nient le parfum des saintes reliques, ceux qui méprisent nos symboles saints et sacrés, ceux qui sont blasphématoires contre notre Église, ceux qui cherchent à éradiquer même la moindre trace de foi de nos âmes, il est naturel qu’elles essaient de profiter de l’occasion pour insulter le sacrement sacré de la sainte communion.
Le fait que les anglicans et les catholiques aient décidé, pour des raisons de précaution, d'arrêter la transmission de la Sainte Communion respectivement en Angleterre et en Nouvelle-Zélande, si cela est vrai, ne montre pas, comme certains le font valoir, la prudence et la liberté, mais démontre de la meilleure façon à quel point notre Église orthodoxe en est distante, elle qui est eucharistique dans sa théologie et sa vie, vivant, croyant et prêchant le Mystère… (Notre foi orthodoxe) est différente de celle des autres groupes chrétiens, qui confessent indirectement l'absence de grâce et des manifestations de Dieu de leurs soi-disant sacrements et ainsi ils s’enfoncent dans la perte de leur identité ecclésiastique. La vie sans «Saint Mystère» est comme une maladie grave sans médicament.
Malheureusement, le gros problème n'est pas le virus de la grippe - comme le prétendent les médias - ni le virus de la panique mondiale - comme le prétendent les associations médicales - mais le virus de l'irrespect et le germe de l'infidélité.
Le meilleur vaccin est notre participation fréquente au sacrement de la Sainte Communion «avec une conscience pure» et «sans aucun doute». Notre réponse à ce défi impie est (l'exemple de) notre propre vie.
Il serait bon pour nos prêtres, utilisant leur jugement, lorsqu'ils voient qu'il n'y a pas d'obstacles spirituels, d'exhorter les fidèles à recevoir la sainte communion plus souvent ces jours difficiles, ceux qui ont leur bénédiction de venir souvent à la coupe de la vie , mais toujours "avec crainte de Dieu, une grande foi et un amour sincère.»
 de Mesogaia et Lavreotiki de l'Église de Grèce
(version française par Maxime le minime
de la version anglaise faite par Nick Stamatakis de la source