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mardi 13 juin 2017

CHRONIQUES FRANCO-RUSSES… pas du gâteau

Deux extraits du Blog de Laurence : Chroniques de Pereslav

Le petit Vladik, privé de ses parents au Donbass,
 et luttant lui-même contre la mort dans un hôpital de Donetsk


[…] Je raconte à Yana ce qui se passe en France. Elle me répond que je lui décris exactement ce qu'elle et son mari observent chez eux, la destruction du patrimoine, de l'éducation, le mépris de la culture indigène, l'importation forcée d'étrangers musulmans, De tout cela, ils rendent le gouvernement responsable. Le malheur, c'est que chez les fonctionnaires, et dans les médias, on trouve à l'oeuvre les mêmes pourris que chez nous, et ils servent les mêmes commanditaires. Ils dirigent la rancœur provoquée par leurs agissements sur leurs adversaires politiques. Je suis persuadée que Poutine et son équipe proche font à peu près ce qu'ils peuvent, mais qu'ils sont loin de tout pouvoir, et que la gangrène des années Elstine, et même de l’appareil soviétique antérieur sous forme mutante, continue à nuire. Cela dit, Yana a tort, son pays n'en est pas au point où nous en sommes. Il est plus pauvre par bien des aspects, mais il ne me semble pas aussi profondément malade, aussi menacé de disparition prochaine. Elle était sidérée d'apprendre par exemple que l'éducation sexuelle commencerait dès la maternelle,.. Elle avait lu Houellebecq. "Eh bien voyez, lui ai-je dit, nous y sommes!"
Je pense que si des Russes traduisaient des infos françaises, comme certains d'entre nous traduisent parfois des articles russes, cela donnerait à davantage de gens une vue d'ensemble. Car ils ne faut pas compter sur la presse pour le faire à notre place: elle est pourrie de fond en comble... […]  (in Echanges de vues politiques)


[…]


Je suis consternée par ce qui se passe en France, mais très inquiète des menées de Navalny, le Macron russe, et de l’enrôlement dans ses combines des petits ados gâtés moscovites qui « en ont assez de la pauvreté », et rêvent de l’Europe, elle-même au seuil de l’abîme, grâce aux mêmes oligarques et mafieux internationaux qui financent leur idole et ont plongé leur pays dans la merde par deux fois, en 17, en 90 et rêveraient d’achever le travail pour fêter l’anniversaire du viol et de la défiguration acharnée de la sainte Russie. Navalny a le même profil que Macron : un bellâtre qui peut faire illusion sur les insensés, avec une expression fausse et prédatrice de traître de mélodrame, à qui on ne confierait pas son enfant pour aller faire une course, quand on est encore dans son bon sens. Une marionnette prête à tous les coups bas, aux ordres de Soros et de la CIA qui ne s’en cachent même pas. Je regarde ces petits ados tout farauds, qui jouent au cow-boys avec une police bien gentille. Et je regarde le petit Vladik, privé de ses parents au Donbass, et luttant lui-même contre la mort dans un hôpital de Donetsk. Les petits merdeux de Moscou sont du côté de ses bourreaux et ont de grandes chances de subir son sort, si les commanditaires des bataillons punitifs ukrainiens comme de Navalny parviennent à leurs fins. Naturellement, devant le petit Vladik, il y a toujours des imbéciles, en Europe, mais aussi, plus grave, en Russie, pour glapir que c’est la faute aux « troupes russes » fantômes qui soit-disant occupent le Donbass depuis trois ans sans avoir été fichues, contre une armée aussi lamentable que l’armée ukrainienne, d’arriver jusqu’à Kiev pour renverser ce régime de laquais sanglants et d’oligarques rapaces. J’ai même lu l’émoi d’une jeune femme que je connais, libérale, devant ces affreuses brutes de policiers russes qui « tordent les bras » de ces gentils petits ados. Et je propose, ces ados, de les envoyer à Donestk, dans un de ces villages pilonnés par les démocrates, et de leur faire passer leurs vacances scolaires dans une des caves où leurs frères russophones passent leur vie sans eau ni chauffage, ni pouvoir aller normalement à l’école, comme ils ont la chance de le faire.
J’ai peur, Poutine n’étant pas éternel, et la pieuvre s’efforçant de lui faire la peau, que le bordel tant rêvé par les malfaisants qui détruisent l’Europe avec le Moyen Orient, ne finisse par s’installer, porté, comme d’habitude, par cette frange de parasites qu’on appelle l’intelligentsia et qui, sous tous les cieux depuis deux cents ans, méprise et méconnaît son peuple et couche avec ses bourreaux., 
Les raisons d’être mécontent en Russie, malheureusement, ne manquent pas, et les Russes, comme tout le monde, ne voient pas plus loin que le bout de leur cour d’immeuble. Pas tous, mais en partie, c’est humain. Les fonctionnaires pourris, les juges iniques, la destruction du patrimoine au nom du profit débridé, sans frein, sans scrupules. La destruction de la culture et des valeurs ancestrales, tournées en dérision, comme chez nous, l’adoption de modèles occidentaux qui ont fait chez nous les preuves de leur nocivité, à croire que certains fonctionnaires prennent leurs ordres à Bruxelles ou Washington, et non au Kremlin. Aussi, c’est malheureux à dire, pour une partie d’entre eux, seul l’écroulement de l’Europe, en marche irrévocable confirmée par la victoire de Macron en France, pourra constituer un désenchantement susceptible de leur ouvrir les yeux. Si Poutine gagne du temps, c’est peut-être aussi là-dessus qu’il compte. Car bien entendu, nous savons, nous, quand nous ne sommes pas hypnotisés par notre téléviseur ou nos journaux, que le paradis des petites culottes en dentelles en a pris un bon coup dans l’aile, que la pauvreté, la précarité, la corruption vont croissant, et les libertés civiques en diminuant, qu’actuellement, nous en avons moins que les Russes, que notre presse est beaucoup plus unanimement aux ordres, et que nous n’avons plus de gouvernement national, mais une équipe de compradores qui font ce que les banquiers et la CIA leur disent.
Si la Russie ne tient pas, alors ce sera l’épouvante générale…[…] (in Le dernier bateau)