mardi 22 octobre 2019

IL Y A EU DES TEMPS OÙ LES PATRIARCHES DE CONSTANTINOPLE ÉTAIENT DIGNES…

Ils ne s’étaient pas aplatis devant le pouvoir impérial, ses menaces, ses chantages, et ses tentatives de corruption, car il faut croire que leur vie sainte leur donnait suffisamment de vertu pour avoir la force de RÉSISTER de sorte qu’ils ne s’étaient pas soumis à ses sombres desseins, 

Ils s’y étaient même opposés jusqu’au martyre, et avaient fait la sainteté de ce Patriarcat et la gloire de l’Orthodoxie…

De nos jours l’empire a changé de mains, mais nul Patriarche de Constantinople, DIGNE de ce nom, n’est là pour s’y opposer, et pour défendre l’intégrité et l’unité de l’Église, ses saints canons et ses fidèles persécutés. Il s’agit plutôt au contraire de COLLABORER aux plans impériaux sans scrupules – dont l’unique préoccupation est de diviser pour régner dans ce monde – et de s’en faire INDIGNEMENT complice, d’en soutenir les plans, de participer à leur réalisation jusqu’à la promotion de traîtres et d’apostats dans le sein même de l’Église, qui sont autant de suppôts de fanatiques nationalistes, fiers de l’être* jusqu’à se glorifier de leur passé nazi qu’ils prétendent sans honte perpétuer, allant jusqu’à calomnier, maltraiter, chasser de leur temple pour se l'approprier, voire assassiner les dignes serviteurs de l’Église orthodoxe (eux) et leurs fidèles…


* Qui m'expliquera comment, dans cette époque où nous vivons, où l'insulte de "fasciste" pleut tous azimuts, suivie immédiatement de lynchage médiatique et d'interdiction de réseaux sociaux et de médias, et éventuellement de procès,  pour le moindre soupçon d'avoir eu des mots – dans le passé ou il y a peu – considérés comme favorisant la haine… comment donc certains échappent à toute condamnation alors qu'ils font plus qu'avoir des discours de haine mais que leur haine alimente leurs exactions ???

En 2016, j'avais publié cet article sur le 
Au vu de tout se qui s'est passé depuis il est n'est pas inutile de le republier

Jadis :

Άξιοι!


Le corps de Grégoire V jeté dans le Bosphore, illustration de Peter von Hess.



Le premier patriarche après la chute de Constantinople,
Gennadios Scholarios,
a été le premier à démissionner en raison de désaccords avec l'administration ottomane.

Ioasaf I (1465-1466): Après avoir été rasé, a été déposé par ordre du Sultan.

Raphael I (1475-1476): a refusé de faire payer la taxe, a été déposé, a été mis dans une prison, où après un an est mort.

Raphael II (1603-1607): Par ordre du Sultan Ahmed I a été déposé, exilé et tué de façon horrible.





Cyril I Loukaris : Plusieurs fois se leva et descendit du trône à partir de 1612. le 20 Juin 1638 avec le Pasha Santrazami Bajram a été arrêté et emprisonné dans la tour du Bosphore. le 27 Juin a été remis aux janissaires et embarqué dans un bateau pour être noyé en mer.




Cyril II Kontaris (1633-1639): En raison des actions répréhensibles a été destitué puis capturé par les autorités ottomanes, emprisonné et exilé à Carthage. Là le Pacha ottoman de Tunis lui a imposé d’embrasser l'Islam, mais Cyril ayant résisté a en conséquence été pendu le 24 Juin, 1640. Détail impressionnant la corde de pendaison s’étant rompue deux fois il fut donc étranglé.




Parthenios II (1644-1646, 1648-1651): Par ordre du Sultan Ibrahim a été déposé et remis aux janissaires pour être étouffé. Les chrétiens l’ont enterré sur l'île de Halki.


Parthenius III(1656-1657): Par ordre du Sultan après tortures horribles fut pendu dans la zone Parmakkapi de la Ville le samedi de Lazare et au bout de trois jours, jeté dans la mer.


Gabriel II (23 / 4-5 / 5-1657): est resté douze jours seulement sur le trône patriarcal. A été déposé et placé dans la cathédrale Prousis. Diffamé par des Juifs de la région qui l’ont accusé d’avoir baptisé un musulman, alors qu'en fait, il était Juif. En conséquence, il a été emprisonné puis pendu le 3 Décembre 1659.

Meletios II (1768-1769): Après sa démission fut arrêté avec trente autres anciens, clercs et laïcs et emprisonnés. Est mort en 1777 dans une grande pauvreté.





Cyril VI (1813-1818): Parce qu'il n'a pas été agréable au Sultan Mahmud a été déposé et exilé au Mont Athos. Plus tard, il s’est installé à Edirne.

Huit jours après la pendaison de Grégoire V le 18 Avril 1821, jour de Pâques, à la porte du Patriarcat de Constantinople, en représailles contre le soulèvement grec commencé le 25mars 1821 (qu'il avait pourtant désapprouvé) sur ordre du Sultan a été pendu à la porte de la cité. Après trois jours a été jeté dans le fleuve Ebre, a été retouvé au large de la côte de Didymotecihou.









Eugene II (1821-1822): successeur de Grégoire traîné dans les rues par la barbe et les cheveux,
 mort plus tard des suites des épreuves subies.



Tombeau de Grégoire V dans la Cathédrale métropolitaine d'Athènes

Aujourd'hui :

Ανάξιος !


« Qui jette une pierre en l'air la jette sur sa tête,
et un coup perfide partage les blessures.
Qui fait le mal, le mal roulera sur lui,
sans même qu'il sache d'où cela lui arrive.
Le sarcasme et l'outrage sont le fait de l'orgueilleux,
mais le châtiment, comme un lion, le guette.
Ils seront pris au piège ceux que réjouit la chute des hommes pieux, 
et la douleur les consumera avant leur mort ».
(Ecclésiastique 27, 25-29)

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