Une révolution de couleur de plus en Espagne ? - Appel de Sixte Henri de Bourbon parme

Révolutions de  couleur et Catalogne 

Rappel :

Renversement de Milosevic en Yougoslavie en l'an 2000.
Révolution des Roses en Géorgie en 2003.
Révolution orange en Ukraine en 2004.
Révolution blanche en Biélorussie en 2006 (échec).
Indépendance du Kosovo en 2008.
Révolution verte en Iran en 2009 (échoué).
Printemps arabe au Maghreb et au Moyen-Orient de 2010 à 2013 et déclenchement de la guerre en Syrie qui dure jusqu'à aujourd'hui.
Euromaidan en Ukraine en 2014 provoquant le renversement du président Ianoukovitch dans le but de sortir l'Ukraine de la zone d'influence de la Russie et qui a déclenché une guerre dans l'est de l'Ukraine dans la région du Donbass qui se poursuit encore.

Dans le contexte ce qui se passe en Catalogne ces jours-ci et particulièrement les événements du 1er Octobre, en raison du référendum illégal organisé par l'élite séparatiste catalane, on peut voir certaines similitudes entre ces événements et les diverses révolutions de couleur mentionnées ci-dessus.

Les méthodes de financement étrangers, le processus de "manifestation non-violente" selon la méthode Gene Sharp (la plupart des méthodes de Gene Sharp utilisés par les séparatistes ont été promues et certaines du fait par du gouvernement catalan lui-même, une des œuvres majeures de Sharp, De la dictature à la démocratie est disponible en téléchargement sur le site officiel de la Generalitat de Catalogne) et le soutien des médias, ONG et Think Tanks internationaux : CIDOB [Barcelona Center for International Affairs], DIPLOCAT [Conseil pour la diplomatie publique de la Catalogne], Thinkthank German Marshall Fund, Open Society Foundations de George Soros, Guillermo Fernández,  Centre d'études stratégiques de La Haye… Voilà les trois facteurs principaux qui se reproduisent dans toutes les révolutions de couleur et qui se retrouvent également dans les manifestations en faveur de la sécession, qui ont lieu ces jours-ci en Catalogne.

Néanmoins vu la situation actuelle en Catalogne et  ce qui s'y passe, on pourrait se demander  à qui bénéficiera une révolution de couleur.
Si l'on considère l'évasion des banques et des entreprises catalanes  vers une autre partie du territoire espagnol qui a eu lieu quelques jours après la conclusion du référendum, nous pouvons conclure que dans le cas où la Catalogne devient indépendante, sa seule issue financièrement serait de devenir un paradis fiscal où les entreprises sont taxées à un pourcentage très faible et, éventuellement, accompagné de la privatisation des entreprises publiques pour le reste.
Si l' on ajoute l'intérêt réciproque montré entre l' OTAN et l'oligarchie séparatiste catalane, il semble que la Catalogne indépendante resterait dans l' OTAN et en l'absence d'une armée propre sera forcée de permettre la mise en place d'une base de l' OTAN en Catalogne, qui servira les intérêts géostratégiques de cette organisation en Méditerranée.

(Condensé de diverses sources)


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Sixte Henri de Bourbon Parme : il faut se préparer à défendre l'unité de l'Espagne, "des Espagnes"


Déclaration de S.A.R. Sixte Henri de Bourbon Parme sur la question de l’indépendance catalane :
"Aux carlistes et à tous les Espagnols de bonne volonté, L'unité de l'Espagne doit être maintenue à tout prix !
Deux jours après le référendum séparatiste, organisé en Catalogne par un gouvernement autonome séditieux et illégitime, nous ne savons toujours pas si le gouvernement de fait d'Espagne va remplir son devoir et empêcher cette célébration.
L'heure est grave.
La propagande séparatiste déclenchée à l'étranger n'a pas été contrecarrée par les moyens dont l'Etat dispose.
Le gouvernement de Mariano Rajoy semble poursuivre la politique suicidaire d'ignorance de l'authentique tradition catalane, et de concessions au nationalisme qui, depuis plusieurs décennies, préparent la situation explosive qui d'ores et déjà est en cours. La Catalogne est une partie fondamentale et inséparable de la Couronne d'Aragon, partie intégrante de la monarchie espagnole. C'est une région éminemment espagnole.
Tout argument en sens contraire ignore la réalité et contredit l'histoire.
Il est douloureux de voir comment la région qui, depuis le XVIIIeme siècle, s'est révélée la plus contre-révolutionnaire et la plus antijacobine d'Espagne est aujourd'hui largement contrôlée par les révolutionnaires les plus extrémistes et par les jacobins les plus radicaux. De fait le nationalisme catalan est aussi jacobin, sinon plus, que le centralisme libéral ou autoritaire, et pour cette raison même il est anti-catalan.
Mon grand-oncle, Carlos VII, a restauré en 1872 la plénitude des privilèges de la Couronne d'Aragon, et notamment ceux de la Principauté de Catalogne.
La conspiration libérale, soutenue par les loges et par les puissances étrangères, empêcha la victoire du roi légitime d'Espagne, qui aurait évité les désastres ultérieurs.
Aujourd'hui, au-delà de toute autre revendication, il faut se préparer à défendre l'unité de l'Espagne, "des Espagnes", comme l'ont toujours fait les carlistes quand le pays était en danger.
Je demande aux carlistes et à tous les Espagnols de bonne volonté de collaborer, si nécessaire, avec les forces de sécurité et les forces armées pour arrêter la tentative séparatiste et pour préserver l'unité et l'indépendance de la Patrie, quelle que soit l'attitude finalement adoptée par le gouvernement actuel. Gardons présent à l'esprit le serment de nombre d'entre nous - le mien aussi, en tant que chevalier légionnaire - devant le drapeau rouge et jaune.
En exil, le 29 septembre 2017, Sixte Henri de Bourbon-Parme"


Commentaires

Maxime M a dit…
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