LES SAINTS par St Jean de Kronstadt : [1] Recevoir l'aide des Saints

"Les saints de Dieu sont proches des cœurs des croyants et ils sont prêts — tels les amis les plus fidèles et les meilleurs à porter secours, à la minute, aux fidèles qui, dans leur piété les invoquent avec foi et amour. La plupart du temps, ceux qui, sur terre, nous aident, il faut les envoyer chercher et attendre parfois longtemps leur venue; mais les aides célestes, point n'est besoin de les quérir ni de les attendre: la foi de celui qui prie peut instantanément les placer tout près de ton cœur et recevoir également dans sa foi l'aide dont tu as besoin, l'aide spirituelle, j'entends. Ce que je dis, je le dis d’expérience. J'attribue la fréquente délivrance des afflictions de mon cœur à l’intercession et à l'aide des saints principalement à l’intercession de notre souveraine, la Mère de Dieu. Peut-être — objecteront à cela certains — c'est simplement la foi ainsi que la ferme et inébranlable certitude d’être libéré de ses peines qui agit en nous et non pas l’intercession des saints devant Dieu. Non pas. A quoi voit-on cela ? A ce que, si, dans ma prière je n’invoque pas certains saints qui me sont connus (sans faire de distinction), si je ne les vois pas de mon regard spirituel, je ne reçois aucune aide quelle que puisse être la certitude que je puisse avoir de me sauver sans leur aide. 
J’ai conscience, je sens clairement que cette aide je la reçois au nom de ces saints que j'invoque en vertu de la vive foi que je leur porte. Ceci se réalise exactement comme dans le processus normal des choses terrestres. Je m'efforce d'abord de voir avec une foi sincère ceux qui m'aident puis, les voyant, je les supplie également dans mon cœur, d'une manière invisible, mais distincte pour moi-même ; puis, ayant reçu cette aide invisible d'une manière parfaitement imperceptible mais sensible à l'âme, je reçois en même temps une forte conviction que cette aide provient précisément d'eux, tout comme un malade, guéri par un médecin demeure convaincu qu'il a reçu sa guérison de ce médecin-là et non d'un autre et non de lui-même — mais précisément du médecin. Tout ceci s'accomplit si simplement qu'il n'y faut que les yeux. "
(extrait de Ma vie en Christ)

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