mercredi 25 mars 2020

On ne peut que conseiller à ce gouvernement de se confiner totalement et définitivement… AILLEURS ! et le plus loin possible pour ne plus nuire à notre pays !

sur le site Hashtable


Confinement : forcément, ça va bien se passer

Tout ce qui pouvait aller mal est donc allé mal, et de mal en pis. 
On l’a vu, on l’a lu, on l’a maintenant compris : le stock stratégique de masques et de protections diverses qui s’était constitué après la crise dégonflée du H1N1 a été progressivement éparpillé, délité et oublié depuis pour ne plus laisser qu’un goût de trop peu dans le gosier sec (et coronaviré) de nos équipes soignantes. 
La suite, si elle est logique, est affligeante et tout à fait en rapport avec la nullité chimiquement pure de notre gouvernement et des clowns qui le composent : comme nous n’avons pas plus de masques que de protections, que les tests semblent hors d’atteinte au commun des mortels occidentaux (les Asiatiques savent faire mais c’est apparemment un secret ancestral bien gardé), comme nous avons encore moins de stratégie claire et comme tout semble avoir été scripté par Sibeth N’Diaye pour une série Netflix de superhéros adolescents en moule-burnes roses, ce qui devait arriver arriva : le gouvernement se retranche derrière la seule option qui lui permette un affichage de fermeté en carton, à savoir le confinement total. 


Magie de la pensée macronienne toute en dentelle de subtilités et de paradoxes amoureusement imbriqués les uns dans les autres, ce confinement qui n’a jamais reçu ce nom n’a d’ailleurs été total que de façon très partielle (« en même temps ») et, à mesure que sa totalité devenait moins partielle, a entraîné quelques désagréments de plus en plus gênants pour nos gouvernants décidément pas totalement au clair avec ce qu’il convient de faire. 
Car après avoir exhorté tout le monde à rentrer chez soi vite fait et à se déclarer en chômage technique, notre fine équipe gouvernementale s’est très progressivement rendu compte que finalement, à sa plus grande surprise, le pays ne tourne pas grâce aux intermittents du spectacle, aux troubadours télévisés, aux syndicalistes merguezophages et autres pousseurs de cerfas compulsifs qui semblent composer l’intégralité de leur public : zut alors, il semble que les récoltes et les productions ne se font pas sans agriculteurs, les camions ne se conduisent pas sans chauffeur, les étals ne se remplissent pas en toute autonomie et que tout ceci nécessite pleins de bras, de jambes et de têtes qu’on vient pourtant de congédier en espérant que ça suffirait à camoufler la totale impéritie du gouvernement.
Pire encore, l’Occupant Intérieur commence maintenant à voir les sources de financement de ses petites sauteries se tarir rapidement. La TVA, assise sur des ventes effectives, ne rentre pas (et pour cause, à l’exception du popcorn et du PQ, les ventes s’effondrent). Les cotisations ne rentrent pas plus, tout ce petit monde étant sagement à l’arrêt. 
Ça ne va pas pouvoir le faire : si la République aime vivre avec l’argent des autres et celui des générations futures, la réalité, elle, est un restaurant où on trouve à boire et à manger mais qui ne fait jamais crédit, même pas en rêve, même pas pour une minute. Les bêtises se payent cash, immédiatement.
Autrement dit, l’économie est en train de s’effondrer de tous les côtés. 
Or, quand on est nul en période normale, il semble illusoire de devenir soudainement compétent dans des situations aussi inédites que tendues. En plus, si c’est seulement un peu plus compliqué pour nos parasites, ça devient franchement dur pour les entreprises, les classes moyennes et ceux dont la subsistance au quotidien dépend étroitement de la vie économique normale du pays. 
Quant aux classes les plus modestes, l’enfer s’installe très vite. 
C’est d’autant plus visible dans ces cités qu’on qualifiait jusqu’alors de sensibleset qui deviennent maintenant des quartiers populaires, ce dernier adjectif camouflant laborieusement l’état de déliquescence avancé de ces zones où la République n’est même plus une vague notion. 
Avec l’arrêt de toutes les activités, les tensions y atteignent de nouveaux sommets, au point que la presse ne puisse camoufler le phénomène. Les articles se multiplient qui ne font aucun doute sur l’explosivité de la situation
En somme, alors que le « drôle de confinement » français n’est en place que depuis cinq jours, on comprend qu’il sera difficile de tenir une semaine de plus. On a alors bien du mal à imaginer prolonger au-delà jusque fin avril (vue l’allure des chiffres de contamination et de décès – tant en France qu’en Italie ou en Espagne) avec ce niveau de nervosité dans ces quartiers, dans les forces de l’ordre et au gouvernement. 
En outre, un autre problème se pose au gouvernement : si le confinement semblait « la » solution idéale pour camoufler sa nullité, rien n’a été indiqué pour expliquer comment et quand en sortir ou sur quels critères il comptait le faire. 


Autrement dit, sanitairement, même si cette solution était la seule d’un gouvernement sans aucun plan, sans stock, sans courage et sans vergogne, elle ne résoudra pas grand-chose : décidé trop tard, de façon trop vague, encadré n’importe comment, ce confinement n’apportera très probablement pas le répit attendu par le système de soins français comme l’indiquent bien malheureusement les courbes de l’Espagne et de l’Italie. 
Économiquement, c’est déjà la catastrophe, et il ne fait aucun doute qu’elle va s’aggraver chaque jour.
Enfin, il semble que cette non-solution va aussi provoquer son lot de problèmes sociologiques et politiques, rendant ce confinement impossible à tenir. 
Ce gouvernement, qui a amplement démontré sa totale incompétence de bout en bout tant à gérer les affaires de la France en temps normal qu’en temps agité (Gilets Jaunes), se montre évidemment parfaitement incompétent et maintenant directement criminel dans ses agissements en temps de crise. 
Et si c’est logique, attendu même, cela reste toujours aussi douloureux pour un pays dont l’Etat obèse ponctionne largement plus de la moitié des richesses produites. 
Les temps sont vraiment durs : maintenant, pour 1000 milliards d’euros par an, t’as plus rien.

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