mardi 18 février 2020

Comment prier et comment Dieu répond à nos prières par P. Methodios fils spirituel de St Païssios


Le skoufios de St Païssios
et un crucifix offerts à P. Methodios par St Païssios


La vocation et la volonté de Dieu

"J’ai été un jour rendre visite à Père Païssios pour savoir ce que je devais faire dans ma vie et il m’a bien conduit. Je le remercierai beaucoup toute ma vie. Je ne savais pas s’il fallait devenir prêtre marié ou non marié. Et dans mon angoisse il a fait une prière, il m’a dit : « écoute, on n’a pas de temps à perdre, le Christ a besoin de prêtres, je vais parler à la Toute Sainte maintenant mais je ne vais pas chanter la Paraclisis. Je vais l’appeler simplement à haute voix. »

(Je vois que quelqu’un a apporté du basilic à l’église aujourd’hui. Il faut apporter des fleurs à l’église avec votre cœur, avec votre amour comme vous apportez de l’huile, de l’encens, des prosphores, pour que Dieu accepte votre offrande avec amour.)

Il m’a dit comment allons-nous rendre visite à la Vierge les mains vides ? Il faut lui apporter quelque chose. Il a pris quelques coquelicots, quelques marguerites de son terrain et les tenant à la main, il était entré dans l’église, et a déposé ses fleurs devant l’icône de la Mère de Dieu. Et je l’entends qui commence à lui parler simplement.
Cela me fait pleurer car nous avons oublié l’amour du Christ, nous avons oublié la façon de parler à Dieu sans intellect. Ton intellect ce n’est pas pour le Christ. Tu as besoin d’écrire un texte scientifique, un doctorat etc. fais-le mais le Christ n’en a pas besoin. Il a besoin de ton cœur. Il a besoin de ta prière avec des larmes. Si tu es maman et que tu as un enfant qui souffre, mets tes larmes devant la Toute Sainte, mets tes larmes devant le Christ, parle Lui, il va te répondre comme il a répondu à Saint Païssios, qui voulait aider du fond du cœur par sa prière, un jeune homme, faible comme je l’étais à l’époque. D’abord ce n’était pas seulement la prière du Père Païssios, c’était surtout son amour pour moi. (J’ai trois lettres de lui que je n’ai pas apportées car elles sont très vieilles et se seraient abîmées. Il aurait fallu que je fasse des photocopies.) P. Païssios donc prend les fleurs, il les apporte devant l’icône, et avec des larmes il prie ainsi « Notre Tout Sainte, Notre Mère, accepte ces fleurs, nous les avons cueillies de ton jardin. Écoute et accepte notre prière. » et il m’a demandé de ne pas le regarder. Et j’ai respecté sa demande. Vous savez quand je regardais Père Païssios, chaque fois que je le voyais j’étais en larmes car je sentais la présence de Dieu. Alors il m’a dit : « Moi je vais au fond de la chapelle, toi tu restes devant l’icône. » Et il a prié avec des larmes en suppliant la Mère de Dieu à haute voix. Et c’est ainsi que l’on obtient des miracles. Ce n’est pas par sentimentalisme maladif que nous prions ainsi, mais c’est parce que nous montrons notre amour sincère pour le Christ et une foi totale, complète.

La prière simple 

 Si tu vas vers une personne et que tu as le cœur fermé, et que tu lui parles comme un théologien comme nous avons appris dans les écoles de théologie, si tu parles de théorie, de théologie en te référant à des textes, encore des textes et des textes, personne ne va comprendre, personne ne te suivra mais si tu lui parles avec ton cœur, celui qui t’écoute va comprendre, et ému aux larmes, il va changer sa vie. Ça, c’est le miracle du vrai amour pour le Christ et l’être humain. C’est ce qu’a fait le Père ce jour-là. Puis il est revenu vers moi et m’a dit : « Ne t’en fais pas, la Toute Sainte va te répondre dans six mois. Pas un jour de plus pas un jour de moins. Elle va te répondre car tu lui as confié ton problème personnellement et tu es venu chez moi. Elle va te répondre.»  Vous imaginez ce qui s’est passé dans mon cœur, moi je voulais devenir prêtre et je voulais savoir ce qui allait se passer pour moi et savoir ce que devais prendre comme décision : me marier ou pas. C’était comme tirer à pile ou face. Et le jour est arrivé, six mois après, le soir, un père de Thessalonique m’a dit : « Je ne t’ai encore jamais parlé mais j’ai quelque chose qui me tient à cœur. Je ne sais pas ce que tu as décidé de faire mais je dois te dire que pour moi il est préférable de ne pas te marier. Ne te marie pas, tu n’en as pas besoin, deviens hiéromoine. » et moi j’embrasse la main du père et je pleure… Ne croyez pas que je pleure parce que je suis une sainte personne. Quand je célèbre la liturgie à l’église, je me sens le plus indigne prêtre qui soit au monde, parce que je le suis, parce que P. Païssios me l’a appris, j’ai envie de pleurer, pleurer, pleurer… mais à l’église même si on a envie de le faire, on ne le fait pas, vous comme moi, pour ne pas être taxé de folie. Le père de Thessalonique m’a demandé pourquoi je pleurais et je lui ai répondu que c’était parce que Le Père Païssios avait fait il y a six mois une prière à la Toute Sainte pour moi et m’avait dit que j’aurais une réponse dans six mois exactement et la réponse vient par vous, exactement à la fin de ces six mois. Il m’a dit alors : « Je ne pouvais pas imaginer que j’allais répondre à la prière de P. Païssios à la Toute Sainte. Ça me réjouit vraiment. »

Le serpent

Un autre jour, je suis avec lui, et devant lui, il y a un serpent, alors P. Païssios m’a dit : « je sens que ce serpent te dérange. Tu as peur ? » j’étais jeune et je lui ai répondu : « oui Père j’ai peur. » il m’a répondu : « Ne t’inquiète pas, c’est un ami à moi qui vient ici pour me tenir compagnie, mais je vais lui dire de partir. » et s’adressant au serpent, il lui a dit : « Écoute, là nous avons une discussion et tu nous déranges, rentre chez toi et dans un moment, quand je serai libre je te rappellerai pour que tu reviennes. » Et le serpent, après comme une inclination de sa tête comme pour dire « Evlogisson » (Donne la bénédiction !) est subitement parti."

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