dimanche 15 avril 2018

RÉAJUSTEMENTS sur un point de vue alarmiste

Quand on a le souci de l'avenir de sa descendance et qu'on réagit de façon trop émotionnelle on en devient "un peu" naïf… bref je me suis fait avoir. Alors pour rectifier les articles précédents voici un article qui remet les "évènements" à leur juste place - dont acte. On a finalement des gouvernants plus "responsables" qu'il n'y paraît :

Le Middle-Western spaghetti de Trump et Macron



Après les résultats décevants et les sombres perspectives qui s'annoncent pour le "Trhriller pudding" roussi de Mayre Theresa, les maisons de production yankees, en mal de renouvellement de leurs "séries" pour tablettes et smartefaunes, hésitent à poursuivre dans cette voie. Ils ont donc résolu de donner leur chance aux européens continentaux. Comme Cinecitta n'est plus ce qu'elle était et que les italiens ont même perdu la recette du western spaghetti, les nouveaux tycoons ont jugé que la comédie franchouillarde était peut-être une alternative si du moins ils pouvaient imposer leurs choix pour un casting "mondialisé". C'est ce qui est à l'origine du deuxième épisode de la nouvelle "saison" de la série sponsorisée par Georges Soros  : "Les chimistes", désormais sur les écrans, près de chez vous.
Conscients que l'échec du "pilote" anglais ( "le mystère de la mort des cochons d'inde de Salisbury" ) était largement imputable au manque de moyens accordés par la maison mère de Washington, cette fois ils ont mis le paquet . On a donc une co-production internationale avec des vedettes arabes (  casquées de blanc ) appréciées de la co-production saoudienne et qatari, un scénario tiré de ses archives par Berlusconi et un rôle de jeune premier pour les français tandis que les anglais récupéraient le premier rôle féminin. La vedette étant évidemment réservée au successeur de Ronald Reagan, dans un western-falafel parfumé aux vapeurs de chlore d'origine indéterminée.
Le Dr Benjelloun a fait pour nous une recension bien informée de ce spectacle, fortement relayé par la presse de référence, et destiné au large public de débiles légers qui en sont le coeur de cible.





Pour quelques dollars de plus !
Par Badia Benjelloun

L’escouade d’Hollywood
Cette fois, l’Observatoire des Droits de l’Homme syrien qui, depuis 2011, à partir de son arrière boutique de Londres, a donné toute sorte d’informations sur les exactions de l’horrible dictateur Bachar Al Assad contre son peuple, n’a pas relayé l’attaque au gaz de Douma ce 7 avril 2018. Ni le Croissant Rouge syrien ni la coordination de l’ONU en Syrie, présents tous deux dans la Ghouta orientale, n’ont été en mesure de confirmer l’existence de victimes d’une intoxication aux armes chimiques.
Seuls les Casques Blancs, primés par le cinématographe mondial d’Hollywood qui a reconnu là l’un des siens, ont diffusé des images de corps amoncelés et d’enfants dénudés avec un masque censé délivrer de l’oxygène en guise d’assistance ventilatoire. (1). Ils ont également fourni le film de la dévastation d’un appartement au toit défoncé par la chute d’un obus intact gisant dans un lit qui n’a pas souffert de dommages de la part d’une masse atterrie brutalement sur lui.(2) Il semble que dans ce cas, la mise en scène a choisi de présenter les effets de gaz suffocants non neurotoxiques. Ceux-ci sont doués d’un fort pouvoir rémanent, les symptômes cliniques qu’ils produisent sont difficiles à mimer et ils obligent de plus à une protection drastique des sauveteurs, jusque là négligée dans la post production des Casques Blancs. Le chlore et autres agents vésicants génèrent des risques de mort immédiate mais aussi des effets retardés de plusieurs heures redoutables liés à l’œdème résultant des brûlures de l’arbre respiratoire et des alvéoles pulmonaires. (3)
Le 7 avril, il aurait été dénombré 48 morts parmi les 500 personnes atteintes par les armes chimiques. La sincérité d’une telle allégation doit être mesurée à l’enquête sur le devenir des 452 personnes rescapées. Les observations diligentées par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques devra s’y intéresser et exposer publiquement et de manière argumentée leur devenir. Plusieurs jours plus tard, les gaz même si plus denses que l’air prétendument utilisés auront été dispersés mais les lésions et séquelles inévitables des désordres anatomiques induits sont identifiables longtemps après.

L’opération faux drapeau prévue et non prévenue
Quelques arguments militent en faveur d’une infiltration des agents de la propagande djihado-occidentales par le renseignement syrien et russe. Au cours du mois de mars, le gouvernement russe a annoncé être au courant d’une préparation en cours d’une provocation sous forme d’attaque chimique sous faux drapeau. Des citoyens syriens et des membres du personnel de l’hôpital de Douma témoignent de l’irruption d’inconnus dans la ville faisant irruption dans l’établissement munis de caméras et arrosant d’eau des personnes présentes.


Ici ( ci-dessus) à partir de la troisième minute. Des témoins identifiés et reconnaissables ( ils apparaissent sur la "preuve" vidéo, annoncée comme telle par Trump et Macron) expliquent que cette vidéo était une mise en scène, et des médecins du seul hôpital de la ville attestent n’avoir reçu aucun patient atteint d’une intoxication à des gaz toxiques.

La manipulation.
Les Occidentaux comptent sur l’effet d’horreur déclenchée par l’évocation ‘gaz et armes chimiques’ et liée dans la construction d’un inconscient collectif autour de l’extermination nazie, toujours mise en avant dans les mass medias et les programmes scolaires comme la quintessence du Mal. Un tel effet de sidération n’a jamais obtenu avec les agents exfoliants fabriqués par Monsanto et délivrés par les bombardiers américains sur le Vietnam, tuant des civils par centaines de milliers et détruisant la végétation et stérilisant les sols pour des siècles. Ni avec l’usage d‘armes chimiques encore plus sophistiquées et non identifiées à Gaza en ce moment pour réprimer une population qui se révolte contre sa situation d’assiégée sous blocus. (5)Pas plus le phosphore blanc étasunien à Fallouja en 2004 (6) ni l’israélien à Gaza en 2009 n’ont ému en leur temps la communauté internationale de la même manière.

Propagande, l’ascension.
L’attaque dans la nuit du 13 au 14 avril de la Syrie par la coalition des Usa et de ses vassaux britanniques et français est venue couronner celle de montée médiatique irrésistible contre le camp syrien et ses alliés. Le mois de mars a été marqué par les condamnations de la Russie dans l’affaire Skripal, dont le père, la fille ainsi que leur chat et leurs deux hamsters ont fait les frais. Les humains ont survécu à l’ingestion de moules contaminées par des saxitoxines (8) mais pas les animaux domestiques qui ont dépéri dans leur résidence mise sous scellés. Puis vint à point nommé le relai occasionné par les trois obus de chlore prétendument largués depuis des hélicoptères de l’armée arabe syrienne. Celle-ci était en voie d’achever la libération totale de la Ghouta orientale des mercenaires qui l’occupaient depuis 2012 (9) et la soumettaient à une économie de pénurie et de contrebande.
La montée de la propagande et l’agencement des scénarios (devenus des "narratifs") ont encadré le long périple du successeur auto-désigné au trône du troisième royaume des Séoud en Ocident.

Du bruit.
La démonstration de force, menée depuis les bases étasuniennes dans ses quasi-colonies arabes du Golfe, s’est limitée à détruire des sites inoccupés et n’a pas fait de victimes humaines en dehors de quelques blessés.
Elle a pris un soin extrême à ne toucher aucune cible russe.

interception de missile "franco-us" par la défense aérienne syrienne
 cette nuit au dessus de Damas



Elle a démontré l’efficacité de vieux systèmes anti-missiles soviétiques utilisés par l’armée syrienne avec un taux d’efficacité de 71 missiles détruits sur 103 .

Elle se devait de punir le succès des forces syriennes qui ont chassé les mercenaires à l’Ouest de Damas, leurs bandes sont désormais cantonnées à Idlib.
Les trois pays concernés par les ventes d’armes aux pays arabes du Golfe ont offert ce spectacle comme garantie de leur engagement en faveur des pétro-monarques de moins en moins enclins à croire en l’efficacité de leur arsenal. Ils se sont ridiculisés. Mais en jouant ainsi leur piètre numéro, ils espèrent maintenir l’atmosphère de tension nécessaire à leur funeste commerce. Ils appliquent ainsi leur doctrine en adéquation avec leurs objectifs et leurs moyens, pas de conflagration mondiale, mais conflits régionaux de moyenne à faible intensité toujours en cours.
En attendant la chute du dollar, beaucoup de pays périphériques risquent encore de souffrir de cette confrontation entre une Eurasie en montée de puissance irrépressible et cet Occident fané et sans crédit, sinon celui du mensonge et de la tromperie terriblement difficiles à contrer tant leurs peuples sont ‘zombifiés’.
Badia Benjelloun

3 commentaires:

Maxime M a dit…

Notre naïveté est quelquefois telle (en tout cas la mienne) qu'une fois en avoir pris conscience apitoyée, je finirais pas me demander si la France, la GB et les USA n'avaient pas négocié avec la Russie à l'avance cette "intervention" de façon à ce que tout se passe pour le mieux et qu'une happy end soit prévue pour satisfaire tous les publics… ce qui est à la fois un peu rassurant pour notre sécurité et inquiétant pour notre peu d'intelligence et de prise sur la politique des grands de ce monde… Citoyens ? Plutôt spectateurs- consommateurs gogos ouais !

Laurence Guillon a dit…

Il est possible qu'il y ait eu négociation et que Poutine et Assad aient offert à ces trois clowns une occasion de s'en sortir sans perdre la face. Le problème de l'Occident est d'être dirigé par des psychopathes au service de la mafia bancaire, avec une presse délirante et unilatérale.

Laurence Guillon a dit…

Ecouter l'excellente analyse d'Emmanuel Todd: https://yetiblog.org/emmanuel-todd-il-ne-sest-rien-passe-en-syrie-loccident-est-perdu/