Si quelqu'un, en effet, veut aimer la vie et voir des jours heureux, qu'il préserve sa langue du mal et ses lèvres des paroles trompeuses, qu'il se détourne du mal et fasse le bien, qu'il recherche la paix et la poursuive. 1 Pierre 3:10-11 Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8

samedi 29 novembre 2014

Une "vieille" chanson favorite bien de saison



J'abandonne sur une chaise le journal du matin 
Les nouvelles sont mauvaises d'où qu'elles viennent 
J'attends qu'elle se réveille et qu'elle se lève enfin 
Je souffle sur les braises pour qu'elles prennent 

Cette fois je ne lui annoncerai pas 
La dernière hécatombe 
Je garderai pour moi ce que m'inspire le monde 
Elle m'a dit qu'elle voulait si je le permettais 
Déjeuner en paix, déjeuner en paix 

Je vais à  la fenêtre et le ciel ce matin 
N'est ni rose ni honnête pour la peine 
" Est-ce que tout va si mal ? Est-ce que rien ne va bien ? 
L'homme est un animal " me dit-elle 

Elle prend son café en riant 
Elle me regarde à  peine 
Plus rien ne la surprend sur la nature humaine 
C'est pourquoi elle voudrait enfin si je le permets 
Déjeuner en paix, déjeuner en paix 

Je regarde sur la chaise le journal du matin 
Les nouvelles sont mauvaises d'où qu'elles viennent 
" Crois-tu qu'il va neiger ? " me demande-t-elle soudain 
" Me feras-tu un bébé pour Noël ? " 

Et elle prend son café en riant 
Elle me regarde à  peine 
Plus rien ne la surprend sur la nature humaine 
C'est pourquoi elle voudrait enfin si je le permets 
Déjeuner en paix, déjeuner en paix




Fruit d'une collaboration avec l'écrivain Philippe Djian, Stéphane Eicher a connu la consécration avec le titre Déjeuner En Paix, issu de l'album EngelbergPublié pour le label Barclay Records et produit par  Dominique Blanc-Francard et Stephan Eicher lui-même, la chanson a été un des plus grands succès de l'année 1991

Essayez de dire : «Nous ne voulons pas de cette Europe…» et vous verrez ! par Mgr Athanase Jevtitch

UN MOT POUR L’ÉPOQUE ACTUELLE


Владика Атанасије (Јевтић)

L'ère de Saint Constantin et de sa mère Sainte Hélène, marque le commencement d'une période historique qu'on appelle l'Empire Romain, Chrétien, qui ne fut nommé Byzantin que récemment en Occident. En fait, c'était le début de l'Europe chrétienne. La culture chrétienne byzantine a exercé une influence décisive sur l'Europe ; l'Europe a été son héritière, puis l'a délibérément oubliée. L'Europe a hérité beaucoup de trésors de Byzance, mais malheureusement, en a volé et pillé aussi beaucoup d'autres pour ses propres trésors et musées - non seulement pendant les Croisades, mais aussi pendant le gouvernement colonial des régions byzantines. Nous les Slaves orthodoxes, avons reçu un grand héritage de l'Orient Chrétien Orthodoxe venant de Byzance. D'abord, l'Évangile du Christ, Sa foi et Son Église, et ensuite, parmi d'autres choses, l'alphabet cyrillique aussi. Pour l'Europe moderne, la civilisation, à ce qu'on en dit, provient de la Grèce antique, païenne ; on ignore ainsi le fait que c'est précisément Byzance qui a conservé tout ce qui avait une valeur dans la culture antique (manuscrits, littérature, Art, Pensée) et l'a transmis et confié à l'Europe, avec le droit romain. Malheureusement, la toute nouvelle «Communauté Européenne» fait remonter les débuts de son «Europe», non pas au Saint Empereur Constantin, mais seulement à Charlemagne couronné par le pape à Rome, à Noël de l'an 800.

Il y a 1700 ans, l'Europe a accepté avec tolérance Le Christianisme comme la libre foi en la Croix et la Résurrection, comme l'Église du Christ, le Dieu-homme et Sauveur du monde entier. Aujourd'hui, 1700 ans plus tard, où est cette Europe? Est-elle vraiment tolérante envers le Christ et le Christianisme, ou bien est-elle tolérante seulement envers elle-même, tout en se vantant, urbi et orbi, d'être «tolérante, démocratique et libre» - même pour le diable, même pour les persécutions des Chrétiens, non seulement dans les salles de classes de pays chrétiens il y a encore peu de temps, mais aussi dans les âmes d'enfants innocents qui avaient été baptisés. Vous verrez comme cette Europe est tolérante, si par hasard vous tentiez de la critiquer ! Essayez de dire : «nous ne voulons pas de l'Europe», nous ne voulons pas d'une telle Europe sans Dieu et déchristianisée, nous ne voulons pas d'une Europe qui lance des bombes sur nous - vous verrez comment aussitôt vous serez étiqueté d’ «obscurantistes, rétrogrades, nationalistes, fascistes, fanatiques, et ainsi de suite». En fait, jusqu'à récemment et encore de nos jours, ces épithètes sont propres à une telle Europe, si auto-satisfaite de sa grandeur mais si fondamentalement intolérante envers tout ce qu'elle n'est pas - tout ce qui n'est pas «la Communauté Européenne», la «Res Publica» romaine vampirisée, la «Pax Latina» païenne, ou «Pax Germana» ou «Pax Americana», avec ses dieux, ses «panthéons» où il y a de la place pour tout sauf pour le Christ ; il y a de la place pour tous les dieux ou idoles imaginables ou inimaginables, démons et vampires, chimères et virtualités, pour toutes les perversités et maux similaires à ceux décrits par Mikhaïl Boulgakov dans Le Maître et Marguerite... ou, même mieux, Dostoïevski. Et mieux encore l'Apôtre Jean dans l’Apocalypse qui lui fut révélée à Patmos, à laquelle l'Europe est confrontée aujourd'hui. Et elle ne craint pas le jugement de Dieu ! Parce qu'elle n'a pas la crainte de Dieu, ni l'amour du Christ, sans lesquels l'homme devient un animal et une bête. Même aujourd'hui, l'Europe est face à un choix : Dieu ou Mammon? Jésus ou Barabbas? Le Christ ou l'antéchrist?

L'Esprit et l'Épouse disent : «Viens!» Que celui qui entend dise : « Viens!» Et que l'homme assoiffé s'approche, que l'homme de désir reçoive l'eau de la vie, gratuitement... Le garant de ces révélations l'affirme : «Oui, mon retour est proche Amen, viens, Seigneur Jésus! - Si quelqu’un n'aime pas le Seigneur, qu'il soit anathème ! Maran atha! (Ap 22,17-20; ICo 16,22).


Monseigneur Athanase Jevtitch



(in "Le saint empereur Constantin et l’Édit de Milan" Conclusion)
 (source)

jeudi 27 novembre 2014

«L'identité chrétienne de l'Europe» ? par l'Archimandrite George Kapsanis



Notre prise de conscience de nous-mêmes en tant que chrétiens orthodoxes ne nous permet pas de négliger le fait que l'Orthodoxie et le christianisme occidental ne peuvent pas partager une même «identité chrétienne». Au contraire, cela nous oblige à insister sur le fait que l'Orthodoxie est la foi chrétienne originelle que l'Europe a oubliée depuis longtemps, et qui, à un moment donné, devrait à nouveau servir de fondement à son identité chrétienne.

    L'Europe unie du XXIe siècle s'efforce de trouver son identité. La question de «l'identité européenne» n'a pas cessé d'être un grave problème depuis qu'elle a été forgé seulement avec des facteurs économiques et politiques. Cependant, à partir du moment où les facteurs culturels et en particulier religieux devaient être pris en compte dans la tentative pour la définir, il ya eu de graves débats, de profonds désaccords et d'âpres différends sur la question de savoir si la «Constitution européenne» devrait faire référence à l'identité chrétienne de l'Europe.

    Mais qu'est-ce que «l'identité chrétienne de l'Europe» signifie pour nos peuples orthodoxes? En quoi est chrétienne est «l'identité chrétienne de l'Europe»? 

    Tous ces individus bien intentionnés qui s’efforcent de renforcer le concept de l'identité chrétienne de l'Europe parlent généralement d'elle comme si c'était un fait historique ou un code de principes et de valeurs chrétiens auxquels les peuples chrétiens de l'Europe peuvent conjointement adhérer par le moyen de contacts œcuméniques et de dialogue inter-chrétiens. Les chrétiens d'Europe veulent voir le concept inscrit dans le cadre institutionnel de l'Europe parce qu'ils ont peur que l'identité religieuse de leur continent puisse être affaibli et son caractère chrétien altéré à la suite des changements de population (migrations etc.), ou que les organisations chrétiennes inter-églises puissent être exclues des centres européens de prise de décision. Suivant la même logique, même les propositions des représentants orthodoxes officiels se concentrent sur le renforcement d'une présence chrétienne institutionnelle en Europe.

L'Église orthodoxe

    En vivant comme je le fais dans l'environnement du mont Athos et le climat spirituel qu'il crée, je peux voir que notre patrimoine orthodoxe ne doit pas être mesuré aux normes de ce monde. Au cours des dernières années, j’ai été témoin de la piété et de la foi profonde des pèlerins visitant l’Athos, dont beaucoup viennent, au prix de grands efforts et dépenses, des pays des Balkans et de la Russie.

    Dans l'esprit de tous ces pieux chrétiens orthodoxes et de tous ceux qu'ils représentent de retour dans leurs pays d'origine, l'Orthodoxie ne signifie généralement pas la même chose que pour ceux qui la voient ou la considèrent avec des critères idéologiques ou sociologiques - ces gens qui confondent habituellement les croissants orthodoxes d'ici dans l'Orient orthodoxe avec ceux qui sont dans le monde musulman, ou considèrent l'Orthodoxie comme une force nationaliste parmi les peuples qui l'embrassent. Peu importe dans quelle mesure, nous, orthodoxes, créons ces impressions, suite à nos faiblesses personnelles ou à des erreurs collectives, nous croyons profondément que l'Orthodoxie est quelque chose de beaucoup plus substantiel, sublime et impérissable : c’est le don inestimable du Saint Dieu trinitaire au monde, la « foi confiée une fois pour toutes aux saints» (Jude 3), que notre Église orthodoxe conserve dans sa plénitude, sans distorsions hérétiques, et que nous avons conservée dans les moments difficiles afin de ne pas perdre notre espérance en la vie éternelle.

    Nous, peuples orthodoxes avons été jugés dignes par Dieu dans sa miséricorde de porter le sceau du Saint Baptême orthodoxe, de participer à la Sainte Eucharistie orthodoxe, de suivre humblement les enseignements doctrinaux des sept conciles œcuméniques comme la seule voie de salut, et de garder «l'unité de l'Esprit par le lien de la paix» (Ephésiens 4: 3). Nous portons bien sûr l'héritage de la foi orthodoxe « dans des vases d'argile »(II Corinthiens 4: 7), mais par la grâce de Dieu ce qui représente la raison de « l'espérance qui est en nous» (I Pierre 3: 5) .

    Notre Église orthodoxe n’est pas seulement une arche de notre patrimoine historique national. C’est d'abord et avant tout l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique.

    Afin de ne pas perdre l'espoir de leur salut éternel dans le Christ les peuples orthodoxes des Balkans ont conservé leur foi orthodoxe à travers les sacrifices de milliers de néo-martyrs, qui ont résisté autant à la conversion à l'islam qu'à la conversion à l’Église uniate Pour cette raison, la résurgence récente des uniates qui s’est produite depuis l'effondrement des régimes athées, ainsi que le prosélytisme actif des confessions néo-protestantes parmi les populations orthodoxes, représentent de sérieux défis pour l'Église orthodoxe. Et en tant que tels, ils doivent être affrontés, car une fois de plus, ils mettent en péril le salut des âmes simples « pour qui le Christ est mort» (Romains 14: 15). 

    Dans les sociétés traditionnellement catholiques et protestantes de l'Ouest, en outre, lorsque les paroisses orthodoxes existent et fonctionnent, la présence orthodoxe doit être un humble témoin de l’authentique christianisme, dont ces sociétés ont été privées depuis des siècles en raison des déviations de la foi apostolique  des papes et  des protestants. Chaque fois que la recherche nostalgique de la forme pure et inaltérée de la foi chrétienne culmine dans le retour des chrétiens hétérodoxes au sein de l'Église orthodoxe, Une, Sainte, Catholique et Apostolique, le caractère missionnaire de l'Église s’exprime. En revenant à l'Église orthodoxe, les chrétiens d'autres confessions n’abandonnent pas une église afin d'en embrasser une autre, comme beaucoup le croient à tort. En réalité, ils laissent une forme anthropocentrique de l'Église pour redécouvrir la seule et unique Église du Christ, ils deviennent membres du Corps du Christ et sont remis sur la route de la déification. 


Le Saint Monastère de St Grégoire sur le Mont Athos


Théologie et «théologie»…

    Malheureusement, l'œcuménisme, cette philosophie syncrétiste qui s’est exprimée par les organes institutionnels du Mouvement dit  œcuménique et des représentants de l'œcuménisme papocentrique, se dirige dans la direction opposée. Comme ils ignorent l'ecclésiologie orthodoxe et suivent la « Théorie des branches » protestante ou la récente théorie Romano-centrée des «Églises sœurs », ils croient que la vérité de la foi apostolique, ou une partie de celle-ci, est conservée dans toutes les églises et confessions chrétiennes. C’est pourquoi ils dirigent leurs efforts vers la réalisation de l'unité visible entre les chrétiens, sans plus considérer l'unité plus profonde de la foi.

   En ce sens, la «théologie» œcuméniste considère comme égaux le Baptême orthodoxe (avec sa triple immersion) et le rite catholique de l'aspersion ; elle considère également l’hérésie du Filioque comme doctrinalement égale à l'enseignement orthodoxe sur la procession du Saint-Esprit selon le Père seul, et interprète  la primauté de service du pape de Rome comme une primauté d'autorité, de même elle considère  comme simple théologoumène (opinion théologique) l'enseignement orthodoxe sur la distinction entre l'essence et les énergies de Dieu et la grâce incréée de Dieu.

    Tout cela n’est qu'un œcuménisme de surface, dont le défunt Père Dumitru Staniloae a justement écrit: «De temps en temps, du grand désir d'unité, émerge un enthousiasme facile, qui croit que la réalité peut être avec une relative facilité transformée et remodelée par la force des sentiments. Une mentalité diplomatique et conciliante émerge également, qui estime que les positions doctrinales ou d'autres problèmes plus généraux qui séparent les églises peuvent être résolus par des concessions mutuelles. Ces deux façons de traiter avec - ou d'ignorer - la réalité affiche une certaine élasticité, ou tendance à relativiser la valeur qu'ils attribuent à certains articles de foi des Églises. Cette tendance à relativiser reflète sans doute la très faible importance que certains groupes chrétiens – soit  en partie ou en totalité – attachent  à ces articles de foi. À partir de l’enthousiasme ou de leur mentalité diplomatique, ils proposent des arrangements ou des compromis sur ces articles de foi précisément parce qu'ils n’ont rien à perdre avec ce qu'ils proposent. Ces compromis, cependant, représentent un grand danger pour les Églises dans lesquelles les articles pertinents sont d'une importance capitale. Pour ces églises, des propositions concernant des arrangements et des compromis de cette nature équivalent à des attaques non dissimulées.

Dans le même temps, les confessions protestantes, qui sont allées jusqu'à nier certaines doctrines fondamentales de la foi (l'historicité de la Résurrection, la virginité perpétuelle de la Mère de Dieu, etc.) et à accepter des pratiques qui vont à l'encontre de l'esprit de l'Évangile (mariage entre homosexuels), se voient accorder un statut égal sur les panneaux du Conseil œcuménique des Églises avec les plus saintes Églises orthodoxes locales. La théorie de la «démythologisation», «théologie» ou «mort» de Dieu, l'ordination des femmes prêtres, et la célébration de mariages homosexuels par des prêtres ne font certainement pas partie de notre identité chrétienne.

    Le Protestantisme connaît une profonde crise de la foi. Dans son livre Danser seul : La quête de la foi orthodoxe à l'ère de la fausse religion (Regina Orthodox Press, Salisburg, USA), Frank Schaeffer, le protestant américain bien connu qui est devenu orthodoxe après une quête personnelle longue et ardue, fournit beaucoup d'informations intéressantes montrant à quel point le protestantisme est désormais tombé loin de la vérité de l’Église Une, Sainte, catholique et Apostolique.

Syncrétisme interreligieux

    Une extension logique et la conséquence inévitable du syncrétisme inter-chrétien est le syncrétisme inter-religieux, qui reconnaît la possibilité de salut pour quiconque appartient à l'une des religions monothéistes. Un évêque orthodoxe a écrit que : "au fond, à la fois les églises et les temples (mosquées) visent à permettre à l'homme d'atteindre le même développement spirituel".3 Le syncrétisme inter-religieux n’hésite même pas à reconnaître des chemins vers le salut dans toutes les religions du monde. 4

    Il y a quelques années, un professeur à l'Université d'Athènes a écrit qu'il pouvait allumer une bougie devant une icône de la Vierge Marie tout aussi bien qu'il pourrait en allumer une devant une statue d'une déesse hindoue.

  Des évêques Orthodoxes, le clergé et les théologiens ont, malheureusement, été influencés par la mentalité syncrétiste. Par leurs points de vue théologiques, que les dirigeants de ce monde et les intellectuels ont l’habitude d'écouter et reconnaissent comme orthodoxes, ils favorisent cette mentalité, qui est d'abord une question d'opinion purement personnelle, de sorte qu’ils en deviennent une «ligne» officielle avec des buts et des objectifs spécifiques. De ce point de vue, l'amour, sans référence à la vérité doctrinale, devient le critère principal de l'unité chrétienne, tandis que l'insistance sur les positions traditionnelles théologiques orthodoxes est dénoncé comme du sectarisme et du fondamentalisme.

    Quant à savoir comment la mentalité œcuméniste peut construire une identité superficiellement chrétienne pour l'Europe, les «engagements» pris par les représentants des églises chrétiennes qui ont signé la Charte œcuménique le 22 Avril 2001 sont caractéristiques.5

La véritable identité

    Pourtant, cette identité «chrétienne» européenne est loin de la véritable identité chrétienne des peuples d'Europe; On ne peut pas trop fortement souligner que nous faisons une grave injustice à l'Europe lorsque nous lui attribuons une identité qui n’est pas vraiment, mais seulement superficiellement chrétienne. Une forme morbide, frelatée, du christianisme n’est pas le christianisme des catacombes de Rome, de Saint-Irénée, évêque de Lyon, des moines orthodoxes de l'Écosse et de l'Irlande ou de la chrétienté dans son ensemble dans le premier millénaire. Une formule frelatée du christianisme ne peut pas protéger les sociétés européennes de l'invasion des idées et de la morale non-chrétiennes.

    C’est déjà un fait bien connu que de nombreux Européens ont fini par se lasser du rationalisme stérile et sont nostalgiques d’un mysticisme perdu, et c’est pourquoi ils embrassent l'islam, le bouddhisme ou l'hindouisme, se tournent vers les religions ésotériques ou recherchent des expériences métaphysiques dans les mouvements New Age. En Italie seulement, il y a environ 500 mosquées en activité, tandis qu'en France, 5% de la population est musulmane.

    L'Église orthodoxe détient la Vérité. Elle a le Christ en son centre. Tout y est théanthropique car tout ce qui est offert au Seigneur, le Théanthropos, est rempli de la grâce incréée de l'Esprit Saint. C’est pourquoi il peut fournir réconfort et soulagement aux âmes qui cherchent sincèrement la libération de l'emprise étouffante du rationalisme, du scientisme, du matérialisme, de l'idéalisme et de la technocratie. C’est pourquoi l'Orthodoxie ne doit pas être entraînée dans le creuset syncrétiste, et c'est pourquoi l'espoir du monde entier ne doit pas être perdu!

    En tant que pasteurs orthodoxes et croyants orthodoxes, nous avons le devoir de préserver l'héritage sacré de notre foi orthodoxe. Saint Paul exhorte les deux anciens d'Ephèse et nos propres dirigeants de l'Église d’aujourd'hui à «veiller sur vous-mêmes et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques. Soyez bergers de l'Eglise de Dieu, qu'il a racheté avec son propre sang »(Actes 20: 28). Et aux fidèles de Thessalonique et de l'Église dans son ensemble, il a déclaré: «... rester fermes et maintenez les enseignements que nous vous avons transmis» (II Thessaloniciens 2: 15).

Un œcuménisme sain

    Dans le domaine de la foi, le Vieux Continent s’est égaré. Le New Age est désormais ouvertement en train de menacer de dé-christianiser la société européenne. Il n’y a  rien d’étonnant à ce sujet. L'Europe a tourné le dos au Christ, et d’un certain point l’a banni, comme Dostoïevski l’observe avec justesse dans 'Le Grand Inquisiteur'6, et le saint évêque Nicolas de Ochrid et Jitsa également notes.7

    L'Église orthodoxe doit révéler son don et sa mission; elle doit annoncer aux peuples de l'Europe que, s’il y a quelque chose qui peut sauver l'Europe dans cette phase critique de son histoire, c’est l'Orthodoxie. Ne privons pas notre Église orthodoxe de l'occasion de donner ce message de salut aux peuples de l'Europe en plaçant la Foi orthodoxe sur le même plan qu’une hérésie dans la perspective confuse et la vision vague de l'œcuménisme syncrétiste. Nous pouvons contribuer à une forme saine, entièrement orthodoxe de l'œcuménisme en révélant le mystère du Dieu-homme (Théanthropos) et de son Église aux chrétiens d'autres confessions et en proclamant avec le regretté Ancien St Justin Popovitch, confesseur de la foi :


    «Le moyen de sortir de toutes les impasses – de  l'humanisme, de l'œcuménisme et du papisme – c’est  la figure historique du Dieu-homme, Notre Seigneur Jésus-Christ, et Sa création théanthropique historique, l'Église, dont il est la tête éternelle, tandis que l'Église est son Corps éternel. La foi apostolique, catholique et orthodoxe des sept conciles œcuméniques, les Saints Pères de l'Église et la Sainte Tradition sont les remèdes qui peuvent redonner une vie nouvelle aux  membres de toute hérésie, quel que soit son nom. En dernière analyse, toutes les hérésies sont créées par l'homme et «à la manière de l'homme »; chacune d’elles met l’homme à la place du Dieu-homme ou remplace le Théanthropos par l'homme, et, ce faisant nie et rejette l'Église ... La seule voie de salut de cette situation est la foi apostolique et théanthropique, c’est-à-dire une retour complet à la voie théanthropique des Saints Apôtres et des Saints Pères de l'Église. Cela signifie un retour à leur foi orthodoxe immaculée et au Christ, le Dieu-homme, à leur vie théanthropique bénie dans l'Église par la puissance du Saint-Esprit, à leur liberté en Christ ... Sinon, sans la voie des saints Apôtres et des Saints Pères de l'Église, sans suivre la voie tracée par eux pour servir le seul vrai Dieu dans tous les mondes, sans adorer le seul vrai Dieu immortel, le Christ Théanthropos et Sauveur, l'homme est voué à se perdre dans la mer morte de l'idolâtrie européenne civilisée et, à la place du Dieu vivant et vrai, il est voué à adorer les faux dieux de cet âge, dans lequel il n'y a pas de salut, pas de résurrection et aucun moyen de déification pour la triste créature appelée homme 8
Archimandrite George Kapsanis,
 higoumène du monastère Gregoriou de la Sainte Montagne 2 Novembre 2011
(version française par Maxime le minime de la source
Références :

 Ecclesiologiki Autosyneidesia tonne Orthodoxon apo tis Aloseos mechri tonne archon tou 20ou Aionos '(La conscience ecclésiologique de soi des orthodoxes de la chute jusqu'au début du 20ème siècle), dans le volume collectif EIKOSIPENTAETIRIKON (A Tribute to Metropolitan Dionysios de Neapolis et Stavroupolis), Thessalonique, 1999, p. 124. Voir aussi Atanasije Jevtic, évêque de Banat (retraité évêque de Zahumlje-Herzégovine), 'Je Ounia enantion tis Servikis Orthodoxias »(L'Eglise uniate contre orthodoxie serbe) dans le volume collectif je OUNIA CHTHES KAI SIMERA (L'Eglise uniate hier et Aujourd'hui), Armos Pubs., Athènes 1992. sur l'activité de l'Eglise uniate de Transylvanie voir 30 Vioi Roumanon Agion (La vie des 30 Saints roumains), Orthodoxos Kypseli, Thessalonique, 1992, p. 123.

Dumitru Staniloae, Gia Enan Orthodoxo Oikoumenismo (Vers un oecuménisme orthodoxe), Athos Pubs., Le Pirée, 1976, pp. 19-20.
Orthodoxia kai Islam (l'orthodoxie et l'islam), Saint Monastère de Gregoriou, 1997, p. 16.
Ibid., Pp. 9-11.
Voir la revue Apostolos Varnavas, Nicosie, Chypre, non. 10, 2001, pp. 411-23.
F. Dostoïevski, Les Frères Karamazov.
Archimandrite Justin Popovitch, Orthodoxos Ekklisia kai Oikoumenismos (L'Eglise orthodoxe et l'œcuménisme), Orthodoxos Kypseli, Thessalonique 1974, p. 238 et p. 251-52.
Loc. cit.

Nostalgie de la "Nouvelle Europe" quand tu nous tiens…

"Votre travail et votre lutte est un gage pour votre avenir heureux dans la nouvelle Europe ".

Propagande nazie recevant un bon accueil en Ukraine de l'Ouest



Quel accueil touchant !




Regardez bien en dessous c'est bizarre ce sont les mêmes armoiries sur la photo que maintenant…






Tiens ! Encore ! Finalement ils n'ont rien inventé à Kiev en 2014…


AVANT

ET MAINTENANT…

lundi 24 novembre 2014

Kiev peut devenir un but de guerre Russie ? Point de vue de Jean-François Bouthors, éditeur et écrivain

sur le site Ouest France


Jean-François Bouthors 

Jusqu'où Vladimir Poutine est-il disposé à aller ? La question a hanté le dernier sommet du G20 de Brisbane, en Australie. Tous les participants de ce sommet ont affiché, à son égard, une grande fermeté, si bien que le président russe a choisi de claquer la porte en repartant prématurément pour montrer à ses interlocuteurs le peu de cas qu'il faisait d'eux.

 Sur le terrain, les accords de Minsk, qui prévoyaient l'application d'un cessez-le-feu, sont restés lettre morte. Peu avant le G20, on a constaté l'arrivée massive de convois d'armes lourdes et de soldats « non-identifiés », en provenance de Russie. Prélude à une nouvelle offensive « pro-russe » limitée, destinée à conquérir une part de territoire suffisante pour établir la continuité territoriale entre la Russie et la Crimée, via le port de Marioupol ? 

 Cette lecture prépare un abandon d'une partie du territoire de l'Ukraine de l'Est. Les diplomaties occidentales pourraient rechercher un accord avec Moscou en troquant cet abandon contre la « perte symbolique » du reste de l'Ukraine par la Russie. Le Kremlin accepterait, en contrepartie, de voir Kiev s'ancrer durablement dans le camp occidental, dans une forme de participation à imaginer avec l'Union européenne. Cette « sortie par le haut » éviterait de basculer dans un affrontement guerrier de plus grande ampleur aux conséquences incalculables. 

 Cette vision pèche par excès d'optimisme. Moscou pourrait alors ambitionner d'aller plus loin pour établir, via la grande ville d'Odessa, à l'ouest de la Crimée, une autre « continuité territoriale » avec la Transnistrie, région rebelle pro-russe de la petite république de Moldavie. Ce serait un signal fort inquiétant pour les républiques baltes qui comptent sur leur territoire de fortes minorités russes... La « sortie par le haut » deviendrait alors une nouvelle version de la « stratégie du salami », chère à Staline dans l'après-guerre : une reconquête, tranche par tranche, de l'ancien espace soviétique. 

 « La Russie poussée dans une fuite en avant » 

 De plus, si les résultats des législatives ukrainiennes semblent montrer qu'en gagnant la Crimée et le Donbass, Poutine a perdu le reste de l'Ukraine, rien n'indique que les Russes en aient fait le deuil. Kiev reste, dans le roman national, le « berceau de la Russie ». 

 Pour une large part de l'opinion publique et la quasi-totalité de la classe politique russes, l'opinion des Ukrainiens ne change rien à cette « vérité historique » qu'il tarde de rétablir. Les diplomates devraient donc prendre garde à ne pas minorer les intentions russes dans les perspectives de règlement de la crise ukrainienne. 

 N'ayant pas le droit de reculer, sous peine de devoir céder sa place, Poutine ira aussi loin que possible. L'un des effets des sanctions et de l'affaiblissement économique de la Russie, en raison de la baisse du prix du pétrole, est de le pousser dans la fuite en avant. 

 Dans la mythologie post-soviétique, l'héroïsme des sièges de Leningrad et Stalingrad pèse beaucoup plus lourd que les réalités économiques. Ce qui peut sembler fou du point de vue occidental est une donnée psychologique à ne pas ignorer. En l'absence d'un vrai coup d'arrêt signifié par les Occidentaux - une solide démonstration de force - Kiev peut devenir, pour Moscou, un but de guerre potentiel. Par Jean-François Bouthors, éditeur et écrivain. 

Au moins 50 églises endommagées dans l'action militaire en Ukraine

Moscou, le 21 Novembre, Interfax
Au moins cinquante églises ont été attaquées et une vingtaine d'églises ont été confisquées sur le territoire de l'Ukraine dans le cadre de l'action militaire.
Vladislavov Filyanova, directeur du secteur  recherche des questions ethniques et religieuses de  l'Institut russe de recherche stratégique, a déclaré :


"C'est un chiffre minimum parce que l'information sur ces acquisitions est rarement rapportée par les médias", a déclaré l'expert.
L'expert a déclaré que les médias sont désormais dissuadés de publier ce genre d'informations afin d'éviter que la situation dans le pays ne s'aggrave, ce qui rend difficile de se faire une idée objective de la situation.
Filyanova a également appelé à la création d'un Livre Blanc des faits de violation des droits des   chrétiens orthodoxes en Ukraine, il a déclaré que cette information devrait être présentée à l'ONU et l'OSCE pour attirer l'attention des organisations internationales sur cette question. 
administration | 22 Novembre 2014

dimanche 23 novembre 2014

En rire plutôt qu’en pleurer…



Glanées dans des copies, quelques citations d'élèves de 3ème (terr)édifiantes (?) :
  • "Les nazis mettent en place un régime totalitaire en partageant tout (ferme, maison argent, moyen de transport...) Staline veut que tout les civils partage tout ceux qui s'ont leur que tout le monde soit pareil"
  • "Lénine était un acteur de la Révolution russe en 1917 car ils mis en place le parti nazi"
  • "L'élément que Staline essaye de s'appuyer est l'architecture communiste"
  • "Hitler était un acteur de la Révolution russe"
Il y en aurait beaucoup d'autres, mais je préfère passer mon précieux temps à publier autre chose, je n'en ai donc pieusement recueilli que quelques unes auprès d'un prof d'Histoire - dont  la valeur pédagogique et la réelle préoccupation de développer l'intelligence et les connaissances de ses élèves ne peuvent en aucun cas être mis en doute.

Je ne sais pas… On peut  s'inquiéter tout de même de la réflexion et des motivations qui vont être d'ici peu celles de ces jeunes gens qui auront le droit de mettre un bulletin dans l'urne pour faire fonctionner ce qu'on appelle la démocratie et enfin tirer notre douce France du marasme… Malgré tout, cela peut paraître étonnant, vu la Poutinophobie primaire ambiante, le nom de Poutine ne figure point au beau milieu de ces savantes réflexions sur les nazis et le communisme, étiquettes auxquelles aiment à le mêler à l'envi les médias occupés par des "professionnels" aussi peu scrupuleux qu'incultes.

samedi 22 novembre 2014

PSAUME 136, musique de Joseph-Guy ROPARTZ, compositeur français

                         

Super flumina Babylonis - Ecrit en 1887.
Sous la direction de Michel Piquemal.

Guy Ropartz (1864/1955)
Joseph-Guy Ropartz est un compositeur français, né à Guingamp (Côtes-du-Nord) le 15 juin 1864 et mort à Lanloup (Côtes-du-Nord) le 22 novembre 1955.« La pensée de Ropartz a une triple source: la Bretagne, la mer, la foi religieuse. Rarement grand artiste incarna de façon plus intense l'âme de sa terre et de sa race. Toute une partie de ce qu'il a écrit pourrait porter en épigraphe le beau vers de 

Francis Jammes :
 "Tout est vain
 qui n'est pas le grand calme de Dieu" 



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